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L'Auvergne a fait naître de nombreuses Vierges, "vierges noires" rencontrées au gré de promenades, dans l'enfance ou plus tard. D'Orcival au Puy, de Saint-Nectaire à Clermont-Ferrand, dans la campagne, les églises ou les musées, ces majestés romaines disent la foi, l'art et la beauté.
Bilingue français-occitan (languedocien).
| Hauteur | 21 |
| Largeur | 12 |
| Poids | 0,110 |
| Type | Broché |
| Année | 2025 |
| Langue | Français - Occitan (languedocien) |
| Pages | 80 |
| Format | 12x21 |
Texte de François Graveline.
Traduction occitane d'Yves Rouquette.
François Graveline est journaliste, éditeur, écrivain, poète, documentariste. Il est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages sur les vierges romanes.
Ces figures anciennes, nées de ce pays, inspire un texte sensible entre découverte et mystère.
"La beauté est la plus forte / La bèutat es pus fòrta".
EXTRAIT
"Aimi agachar lo cèl. Dempuèi totjorn, aquel totjorn qu'apèlan l'enfança. L'ai longtemps contemplat sens questions ni responsas. Englotit, absent e present a l'encòp. Irradiat de bonur. Sens saupre qu'o èri. Aquel temps me tòrna tot còp e l'impression anciana qu'aflora e dejà s'esvanís.
Alara me viri cal al cèl. Aimi encara, aimarai dusca la fin dels jorns aquelas luonchors qu'an mina d'infinits, ribas perdudas que revèlan sa preséncia e gardan son secret.
Sovent m'arresta la cordura de lorisont, aurièira de l'en-deçà, de l'en-delà. Me sentissi aital, frontièiras indiciblas. Cadun saiques a tanben conoscut aiçò. E mon esperit passa sus ma vida coma sus una cicatritz."
"J’aime regarder le ciel. Depuis toujours, ce toujours qui s’appelle l’enfance. Je l’ai longtemps contemplé sans questions ni réponses. Absorbé. Absent et présent à la fois. Irradié, de bonheur. Ignorant de l’être. Ce temps parfois me revient, et l’impression ancienne qui effleure et déjà s’évanouit.
Alors je me tourne vers le ciel. J’aime encore, j’aimerai jusqu’à la fin des jours ces lointains à l’apparence d’ïnfinis, rivages perdus, révélant leur présence et gardant leur secret.
Souvent m'arrête la suture de l’horizon, lisière de l'en-deçà, de l'au-delà. Je me sens ainsi, confins inexprimables. Chacun sans doute aussi a connu cela. Et mon esprit passe sur ma vie comme sur une cicatrice."
Ouvrage bilingue.
Texte français de François Graveline
traduit en occitan languedocien par Yves Rouquette.
Éditions L’aucèu libre.
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