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Découvrez tous nos livres occitans ou sur l'Occitanie, en occitan ou en français, particulièrement les livres régionaux sur la Provence et les Alpes.

Nous proposons une grande sélection de livres en occitan ou bilingues occitan-français : méthodes pour apprendre la langue, grammaires, dictionnaires, histoire de la langue, histoire des pays occit...

Découvrez tous nos livres occitans ou sur l'Occitanie, en occitan ou en français, particulièrement les livres régionaux sur la Provence et les Alpes.

Nous proposons une grande sélection de livres en occitan ou bilingues occitan-français : méthodes pour apprendre la langue, grammaires, dictionnaires, histoire de la langue, histoire des pays occitans, romans, contes, BD, humour, livres pour enfants, littérature, patrimoine régional et alpin, beaux livres.

Nous éditons également nos propres ouvrages en occitan, aux éditions de l'I.E.O. 04/05 (Institut d'Estudis Occitans dels Aups). 

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  • Troubadours

    Livres sur les troubadours, hommes et femmes, qu'ils soient occitans ou pas.

    Le troubadour (de l'occitan trobador : « trouveur ») est un compositeur, poète, et musicien médiéval de langue d'oc, qui interprétait ou faisait interpréter par des jongleurs ou des ménestrels ses œuvres poétiques. Les femmes qui pratiquent l'art du trobar, sont appelées des trobairitz.

    Le mouvement troubadour a commencé vers la fin du XIe siècle en Occitanie (Midi de la France), au sein de la haute noblesse occitane. Puis, il s'est répandu par la suite dans d'autres couches sociales et s'est étendu au nord de l'Italie et de l'Espagne. Les troubadours ont participé activement à la vie sociale, politique et religieuse de la société de l'époque. Sous l'influence des troubadours, des mouvements du même type se sont levés partout en Europe. Après la période « classique » vers le XIIIe siècle et d'une résurgence au milieu de ce siècle, l'art des troubadours a décliné au XIVe siècle puis a finalement disparu à l'époque de la Peste noire (1347-1352).

    Les thèmes abordés dans les chansons des troubadours portent principalement sur la chevalerie et l'amour courtois. Les œuvres peuvent être groupés en trois styles : le trobar leu (léger), le trobar ric (riche) et le trobar clus (fermé). Il y avait beaucoup de genres, le plus populaire étant les canso. Les sirventes et les tensos étaient surtout populaires dans la période post-classique, en Italie et parmi les trobairitz.

    Les troubadours composaient en occitan des poèmes, satires, ballades, etc., et  propageaient les valeurs de la société courtoise.

    L’œuvre elle-même des troubadours est conservée dans plusieurs manuscrits et codex en France, Espagne ou Italie, et a été analysée par les philologues, et les musicologues à partir du XIXe siècle.

    Vous trouverez dans notre librairie de nombreux ouvrages sur les troubadours et leur oeuvres.



     
    Les plus anciens troubadours dont il soit fait mention parurent dans le Xe siècle. Lorsque Constance, dite Blanche, fille de Guillaume Ier, comte de Provence, épousa Robert, roi de France, elle emmena avec elle à sa nouvelle résidence plusieurs de ces poètes. Mais c’est dans le XIIe siècle, à la cour de Raymond Bérenger, que les troubadours commencèrent à figurer avec éclat. Ces poètes ne passaient pas leur vie à parcourir les provinces, de château en château, avec la mandole ou la rote sous le bras, comme on l’a cru, et dans l’état d’une compagnie de poètes mendiants. Ils étaient chevaliers, riches souvent, châtelains eux-mêmes, et vivaient honorés dans les cours de France, d’Espagne et d’Italie, où ils étaient appelés par l’amitié des princes souverains. Leurs compositions étaient répandues par des jongleurs qui les chantaient et les récitaient. Elles circulaient aussi par la copie. Les jongleurs étaient auprès d’un troubadour comme les écuyers auprès d’un homme d’armes ou des secrétaires auprès d’un écrivain. Il arrivait qu’un jongleur habile dans son art était pris en affection par quelque seigneur qui le mettait en état de tenir le rang des troubadours. D’autres fois, un troubadour mal famé rentrait dans la classe inférieure des jongleurs. Quelques autres, dans le besoin, cumulaient les deux arts ; mais s’ils s’en trouvaient bien pour leur bourse, leur considération en souffrait c’était déchoir de la haute position acquise aux troubadours. Souvent ils écrivaient la musique sur laquelle se chantaient leurs compositions.

     
    Les troubadours faisaient profession de galanterie. Malgré les désignations mystérieuses qu’ils employaient pour nommer leurs dames et voiler leurs amours, comme Mon-Désir, Beau-Sourire, Plus-que-Belle, on savait presque toujours à qui s’adressaient leurs hommages, et plusieurs payèrent de leur vie le plaisir de chanter leurs triomphes, ou n’échappèrent que par la fuite à des traitements rigoureux. Ils prétendaient exercer sur l’opinion des cours une influence politique. Ils avaient pris l’habitude de distribuer l’éloge et le blâme, se faisant parfois les interprètes des passions de la foule, avec une liberté extraordinaire. Ils ont réellement pesé d’un grand poids dans les actes de leur temps ; ils ont surtout secondé la prédication religieuse en faveur des croisades en Orient. Des princes tiraient vanité d’être comptés au nombre des troubadours. Ils ne dédaignaient pas d’entrer en lutte avec eux dans des sortes de tournois poétiques. Les plus célèbres parmi ces princes sont Guillaume IX, comte de Poitou, Alphonse II d’Aragon et Richard Cœur de Lion. Les dames s’engageaient aussi dans cette carrière de la gaie science.


    Plusieurs poètes provençaux, attirés d’abord en Italie par le bon accueil qu’ils étaient sûrs de recevoir, et un peu plus tard chassés de la France par les ravages de la guerre contre les Albigeois, s’étaient répandus dans la Lombardie et la Toscane, et y avaient rendu leurs chants populaires. À son tour l’Italie, familiarisée avec les formes régulières de la poésie provençale, envoya en France des poètes fatigués des troubles civils ou de la tyrannie de quelques princes. C’est ainsi que Sordello de Mantoue, Lanfranc Gigala, de Gênes, Barthelemi Zorgi, de Venise, et beaucoup d’autres, ont pris rang parmi les troubadours. On a la liste d’environ trois cent cinquante poètes occitans à partir de la fin du XIe siècle. On en pourrait placer presque la moitié au XIIIe siècle. Le Périgord et le Limousin ont produit les plus distingués d’entre eux.

     
    Un des caractères les plus frappants de la poésie des troubadours est d’être personnelle ce qui indique encore en elle le fruit d’une civilisation particulière et très avancée. Elle concorde avec la plus grande force de la féodalité elle plus haut développement dela chevalerie ; mais elle ne s’est pas trouvée dans des conditions à fournir un romancero. On est tombé dans une étrange erreur quand on a voulu distinguer les troubadours en écoles. La division par provinces ne répond pas à des différences dans la forme et dans le fond. Les troubadours, peu sédentaires dans leurs habitudes, faisaient entre eux un échange constant d’idées, qui interdit toute classification. Les physionomies sont nombreuses et diverses.

    Les troubadours de la fin du XIIIe siècle n’ont aucune, ressemblance avec ceux du commencement du XIIe. Il faut donc s’en tenir à citer simplement les plus célèbres en leur temps. Ce sont, outre ceux que nous avons nommés Guillaume de Cabestaing, Geoffroy Rudel, Armand Daniel, Bernard de Ventadour, Pierre Vidal, Arnaud de Marveil, Bertrand de Born, Giraud de Borneilh, Cadenet, Gaucelm Faïdit, le moine de Montaudon, Blacas, Folquet de Marseille, Perdigon, Raimond de Miravals, le dominicain Izarn, Marcabrus, Pierre Cardinal et Giraud Riquier. La protection que les troubadours avaient trouvée dans les cours cessa au temps de la croisade contre les Albigeois. La cour d’Aix fut leur dernier refuge. Les malheurs de la guerre religieuse avaient émoussé leur génie poétique ; le dédain des princes et des seigneurs nouveaux pour les plaisirs de l’esprit, l’excessif accroissement de la puissance ecclésiastique, les horreurs de l’Inquisition, achevèrent de tarir les sources de l’inspiration. La féodalité elle-même, dont ils étaient une représentation, disparaissait. Avec elle s’anéantit la poésie des troubadours...

     

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