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La cana e lo destre - Magdeleine Motte

L-9787351114280

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La cana e lo destre - Magdeleine Motte. Essai de métrologie des pays occitans de la préhistoire au XVIIIème siècle. Éditions de la Maison des sciences de l'homme.

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Fiche de données

TypeBroché
Année2009
LangueFrançais
Pages346
Format21 x 29,7 cm
DistributeurÉditions de la Maison des sciences de l'homme
ISBN978-7351-1142-8

Plus d'infos

La cana e lo destre - Magdeleine Motte

Essai de métrologie des pays occitans de la préhistoire au XVIIIème siècle.


L’auteure, décédée en 2015, a pris pour point de départ le Traité d’arpentage du provençal Bertran Boysset. A partir de document écrit au début du XVè siècle en langue occitane, sa recherche s’élargit à tout l’ensemble occitano-catalan dans le domaine de la métrologie, la science des mesures.

A travers cette étude, elle nous dévoile non seulement une spécificité occitane des mesures binaires mais encor,e en remontant le temps, elle nous invite à retrouver l'histoire de nos anciennes mesures.

Le point de départ de cette étude est le Traité d'arpentage de Bertran Boysset (vers 1345-1415). Ce texte des premières années du xvc siècle, enraciné à Arles, rédigé en langue occitane, est riche de contenu et fort intéressant en lui-même. De cet ancrage local, Magdeleine Motte a étendu ses recherches à une aire beaucoup plus vaste.
Le domaine occitano-catalan constitue une entité caractérisée par bien des traits culturels spécifiques — sur le plan linguistique, ethnographique, etc. — renforcés par une large histoire commune. Une démarche légitime était de voir ce qu'il en était dans le domaine de la métrologie. Couvrant tout cet espace géographique, Magdeleine Motte en a dégagé les spécificités.
Ce seul point aurait, à lui seul, justifié l'existence de son travail. Mais elle a su aller plus loin, beaucoup plus loin encore. Dans bien des domaines les spécialistes ont montré que la culture occitano-catalane a ses racines dans l'Antiquité grecque et latine et, au-delà, dans les civilisations qui l'ont nourrie — en amont, (Égypte, Orient) et en aval, au Moyen Age (monde musulman). Ces mêmes spécialistes ont révélé aussi ce que le monde occitano-catalan doit à la préhistoire, préhistoire si riche sur ce territoire où se trouvent tant de grottes ornées et de monuments mégalithiques.
Ce sont toutes ces sources que Magdeleine Motte a mis au jour dans la métrologie traditionnelle de cet espace.


Éditions de la Maison des sciences de l'homme.



L'auteure:

Experte en langue occitane et professeur honoraire de mathématiques, Magdeleine Motte a été bibliothécaire et archiviste. Elle a traduit et édité l'ouvrage de Bertrand Boysset, La Siensa de destrar : ou le savoir-faire d'un arpenteur arlésien du 14e siècle, Toulouse, École nationale du cadastre, 1988.

Sommaire:

Introduction
1.a. La métrologie d'Arles en 1405
1.b. Origine et domaine de cette méthodologie : justification de sa longue durée
2. Regards sur les métrologies antiques
3. Permanences et mutations
4. Le poids, l'huile et la canne linéaire
5. D'Arles à Cadix : plèthre, porca et libra
6. Un catalogue d'unités linéaires agraires
7.a. Dans les pays, à travers les départements
7.b. Sud-Ouest
8. Éléments de synthèse
Annexes
Conclusion


Préface:

Quand on découvre le travail de Madame Magdeleine Motte, on est pris par un double sentiment : de vertige et d'admiration.
Le vertige vient de la masse de données numériques précises rassemblées, travail de compilation et d'érudition énorme mené avec efficacité. Il fallait sûrement un peu d'inconscience pour entreprendre un tel travail. Il fallait surtout de la constance et du courage pour le mener à bien.
Mais un catalogue de données, si riche et complet soit-il, ne peut être qu'une base de travail. L'auteur a su dépasser ce premier stade avec brio. Madame Motte, loin d'être submergée par tant de chiffres, a su en tirer la substance. Elle a fait l'analyse fouillée et précise de ces données et elle propose de remarquables éléments de synthèse.
Le point de départ de son travail est le Traité d'arpentage de Bertran Boysset (vers 1345-1415). Le texte des premières années du xve siècle, enraciné à Arles, rédigé en langue occitane, est riche de contenu et fort intéressant en lui-même. De cet ancrage local Madame Motte a étendu ses recherches à une aire beaucoup plus vaste.
Le domaine occitano-catalan constitue une entité caractérisée par bien des traits culturels spécifiques, sur le plan linguistique, ethnographique, etc., renforcés par une large histoire commune. Une démarche légitime était de voir ce qu'il en était dans le domaine de la métrologie. Couvrant tout cet espace géographique, Magdeleine Motte en a dégagé les spécificités dans le champ étudié par elle.
Ce seul point aurait, à lui seul, justifié l'existence de son travail. Mais Magdeleine Motte a su aller plus loin, beaucoup plus loin encore. Dans bien des domaines les spécialistes ont montré que la culture occitano-catalane a ses racines dans l'Antiquité grecque et latine et, derrière cette civilisation, dans celles qui l'ont nourrie, en amont, (Égypte, Orient) et en aval, au Moyen Âge (monde musulman). Mais, chose plus surprenante et plus inattendue, ils ont montré ce que le monde occitano-catalan doit à la préhistoire ; préhistoire si riche sur ce territoire où se trouvent les plus belles grottes ornées et de grandes quantités de monuments mégalithiques divers. Madame Motte retrouve toutes ces sources dans la métrologie traditionnelle de cet espace. On est surpris, sans l'être tout à fait cependant, d'y retrouver le « mètre mégalithique » jusqu'au XVIIIè siècle, pour donner un exemple de ses découvertes.
Le travail de Madame Motte, parfois aride au premier abord mais il ne pouvait en être autrement, est en fait une passionnante enquête policière, sans crime ni coupable. Il reste à souhaiter à ces riches pages beaucoup de lecteurs.
Philippe Carbonne
Ancien élève de l'ENS-Ulrn
Professeur honoraire de mathématiques à l'Université de Toulouse II
Ancien président de l'Institut d 'Estudis Occitans
Président du Centre International d'histoire des sciences occitanes.


Extrait de l'introduction:

Le travail présenté ici a comme point de départ la traduction, à la demande de M. Delebecque, alors directeur de l'École nationale du cadastre de Toulouse (ENC), d'une petite partie du manuscrit de l'arpenteur arlésien Bertran Boysset (vers 1345-1415), connu sous le nom de Traité d'arpentage(1). Dans cette partie, La siensa de destrar — la science de l'arpentage — nous trouvons un exposé des mesures linéaires et agraires d'Arles vers 1400, et probablement beaucoup plus tôt.
Frappée par la métrologie linéaire relevant d'une numération binaire :
destre = 2 cannes = 16 palms = 128 menuts
j'ai eu, très tôt, le désir de chercher quel était le domaine de cette métrologie, différente de celle de la toise française, et qui me semblait pouvoir se confondre avec celui de la langue d'oc. Mais l'étude des montagnes d'archives des régions occitanes apparaissait tout à fait hors de ma portée, eussé-je eu la vie devant moi.
La demande de M. Delebecque, par le canal du Journal du ministère des Finances, était de 1983. Après la publication, par les soins de l'ENC, d'une petite plaquette (Motte 1988) présentant le travail que j'avais remis, j'hésitais sur la recherche à entreprendre et décidai que ce serait la transcription et la traduction de l'intégralité du Traité. En effet, le travail que je venais de faire à partir du manuscrit (fbs 33 à 65) et l'observation des premiers folios — connus auparavant par le travail du romaniste Paul Meyer (in Romania 1892-1893) — m'avaient appris :
— l'invariabilité de la canne d'Arles entre le )(ive siècle et la fin du xvllle, Boysset ayant représenté le palm sur les premiers folios ;
—    la formule et la superficie de l'unité agraire, la séterée, également retrouvée à la fin du xvI11e siècle ;
—    la non-fiabilité du Dr Pansier lorsqu'il assurait que le reste du manuscrit était dépourvu d'intérêt, à l'exception de deux ou trois chapitres. En effet, celui-ci, qui avait publié la transcription de ces mêmes folios 33 à 65 en 1926, avait totalement méconnu les compétences arithmétiques de Boysset auquel il n'accordait que la connaissance de l'addition et de la soustraction (Pansier 1926).
Or, en dépit de l'intérêt inégal des chapitres, le Traité d'arpentage est un document irremplaçable pour de nombreuses raisons : la connaissance de la personnalité de son auteur, de l'instruction qu'il a reçue (cosmographie, extraction des racines carrées...), les informations métrologiques (rapport des cannes d'Arles et d'Avignon ; superficies de la séterée et de la carterée des vignes) et, bien entendu, les techniques d'arpentage qu'il connaît (arpentage d'un quadrilatère gauche par une méthode inconnue d'Abraam Bar Hiia et de Léonard de Pise (Fibonacci) ; rectification d'une portion de plan curviligne).
En 1993, ce travail achevé, il fallait rédiger une annexe présentant la métrologie d'Arles, en essayant de la situer dans un ensemble plus vaste. C'est alors que j'ai eu connaissance de l'édition, à l'initiative de Pierre Charbonnier, des «Anciennes mesures locales [...] d'après les Tables de Conversion », dont le premier volume, consacré au Massif central, avait paru trois ans plus tôt et dont le second (Midi méditerranéen) était annoncé (Charbonnier 1990, 1994). Cette information me surprenait : quel rapport entre ces unités du xVllle siècle et celles du Moyen Âge que je voulais examiner ? Négligeant l'achat de l'ouvrage, j'ai toutefois profité d'un séjour à Gap pour me rendre aux A.D. des Hautes-Alpes et demander à voir les Tables de comparaison. Je les ai eues bientôt, fort décevantes par leur imprécision, en dehors du procès-verbal des responsables —deux professeurs et un ingénieur des Ponts et Chaussées — qui disaient les difficultés rencontrées. Mais, simultanément, on m'a tendu l'ouvrage de P. Charbonnier qui ouvrait sur l'Ardèche.

[...]


Article critique:

Magdeleine Motte s'est trouvée engagée dans la recherche des racines de la métrologie en traduisant en 1988 La siensa de destrar, petite partie du Traité d'arpentage de l'arpenteur arlésien Bertran Boysset (vers 1400) ; en 1993, elle achevait la traduction du traité complétée par une annexe présentant et situant la métrologie d'Arles. Encouragée par de nombreux spécialistes, elle entreprenait alors une étude exhaustive pour l'ensemble de l'occitanie et la publie dans ce monumental ouvrage.
Après une présentation et un avertissement précisant notations et conventions, le prologue plante le décor : intérêt européen, précision, systèmes de numération orale, diversité du paysage, efforts d'unification, de l'antiquité aux temps modernes, équivalences primaires et dérivées, diagrammes.
Les huit chapitres présentent successivement : la métrologie d'Arles en 1405 ; les métrologies antiques (Romains, Grecs, Gaulois), les permanences et mutations, les mesures de poids et d'huile, les plèthres, porca et libra d'Arles à Cadix ; les unités linéaires et agraires ; la situation dans chaque département du Sud-Est et, unité par unité, dans le Sud-Ouest et enfin des éléments de synthèse.
Six annexes précisent certains points. La conclusion fait le bilan à partir de l'époque néolithique jusqu'aux temps modernes. La bibliographie et les deux index, l'un métrologique, l'autre géographique facilitent la lecture ainsi qu'une table des diagrammes et tableaux.

Article publié sur publimath.univ-irem.fr


Sommaire détaillé:

Préface    VII
Introduction    1
Avertissement    5
Prologue    9
1.a. LA MÉTROLOGIE D'ARLES EN 1405    41
1.1. Longueurs    41
1.2. Surfaces    41
1.3. Les mesures itinéraires : stade, mille, lieue.    46
La gallica leuga. Les stades    47
1.b. ORIGINE ET DOMAINE DE CETTE MÉTROLOGIE ; JUSTIFICATION DE SA LONGUE DURÉE    50
2. REGARDS SUR LES MÉTROLOGIES ANTIQUES    55
2.1. Chez lesRomains    55
2.2. Chez les Grecs    85
2.3. Chez les Gaulois    89
2.4. Et au delà... ?    102
3. PERMANENCES ET MUTATIONS    111
3.1. Les changements de canne décelables et ceux imposés d'autorité    111
3.2. De la diversité des unités agraires à la fin du XVIIIe siècle : le cas de l'Aveyron    116
3.3. Un contre exemple : la Lozère ?    127
4. LE POIDS, L'HUILE ET LA CANNE LINÉAIRE    131
4.1. Les mesures de l'huile    131
4.2. Les poids    134
5. D'ARLES À CADIX : PLÈTHRE, PORCA ET LIBRA    149
5.1. Les séterées et les cannes d'Arles    149
5.2. D'Arles à Cadix : demi-plèthre, marjal de Murcie, porca d'Agramunt et libra    154
5.3. Les cannes Ao, B', Al et les modules des cadastrations grecques    166
5.4. Séterée d'Arles, pieds péloponésien, glaniques et romain    168
6. UN CATALOGUE D'UNITÉS LINÉAIRES ET AGRAIRES    171
6.1. Les unités linéaires    171
6.2. Les unités agraires    194
7a. DANS LES PAYS, À TRAVERS LES DÉPARTEMENTS    217
7b. SUD-OUEST    255
8 ÉLÉMENTS DE SYNTHÈSE    277
8.1. Des repères chronologiques ?    277
8.2. Des repères ethniques ?    279
8.3. Des modèles et les calculs    290
8.4. Les équivalences    300 8.5. Bref regard sur la métrologie européenne : de la précision de la transmission
multiséculaire des unités antiques    301
Annexe I. Un rapport d'arpentage à Tarascon en 1344 (A.D.B.d.Rh.56H4976)    303
Annexe I1. Le remen    306

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