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Diá-me-lo dins ma linga – Tome I - Gérard Betton

L-9782911584459

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15,00 €

Diá-me-lo dins ma linga (Dis-le-moi en patois) - Tome I. Un recueil des chroniques hebdomadaires de Gérard Betton pour Le Réveil du Vivarais qui traite de tous les sujets, actuels ou éternels, en occitan !

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Fiche de données

TypeBroché
Année2013
LangueFrançais + Occitan Alpin
Pages128
Format16.5 x 24 cm
DistributeurDolmazon
ISBN978-2-9115-8445-9

Plus d'infos

Diá-me-lo dins ma linga (Dis-le-moi en patois) - Tome I - Gérard Betton.

Chroniques d'ici et de là-bas / Cronicas d'aicí e d'ailai.


Le patois était encore, il y a cinquante ans, une langue de communication bien vivante à la campagne et même chez les ouvriers. Cette langue d'oc, que l'on ne voulait pas nommer, s'était réfugiée auprès du peuple. Elle était pourtant langue de culture à rayonnements européen et cela depuis le Moyen Âge, à l'époque où le français balbutiait encore. Dans la première partie du Xxe siècle, de nombreux journaux ardéchois ou drômois faisaient encore une place à la langue populaire, cet occitan qui ne disait pas son nom.


Le Réveil du Vivarais, l'hebdomadaire d'Annonay et sa région, a peut-être voulu renouer avec cette tradition lorsqu'il a demandé à Gérard Betton de tenir une chronique hebdomadaire en langue occitane.

Ce livre recueille donc un an de ces chroniques (de janvier 2010 à janvier 2011). Par la volonté de l'auteur, ces 52 textes ne se sont pas limitées à la couleur locale ni au folklore. Avec ce « patois » du Haut-Vivarais il est possible de parler de tout : du curé de Lafarre et de la météo, du jardin aux proverbes des saisons, mais aussi d'Haïti et du terrible tremblement de terre de 2010, de la mort de Jean Ferrat, du métro toulousain, de l'Estivada de Rodez, de politique mais aussi de football...

Le regard de l'auteur à travers quelques évènements, nous fait vivre cette langue occitane du Haut-Vivarais. Cette langue est toujours présente, il y a tant de vérités à dire sur ce patois si méconnu !


Bilingue : texte occitan et français en regard. Avec une "aide à la lecture de l'occitan du nord-Ardèche".


Éditions Dolmazon.


Extrait:

D’abord apprendre à parler français
     Il était né en 1908 mon ami Régis. Un homme de la montagne, la nôtre, celle de La Louvesc, Saint Bonnet, Rochepaule... Il naquit à Saint Jeure d’Andaure, de l’autre côté de l’Eygue Nere. Le français il l’apprit à l’école comme tant d’autres à cette époque et seulement à partir de 6 ans, avant elle n’était pas obligatoire, l’école, et de toute façon il n’y en avait pas. Il aimait tant parler la langue de ses parents, la langue de sa petite enfance que nous l’avons parlée ensemble j’en garde tant de souvenirs que je veux vous en faire profiter de temps en temps. Comme ça il me semble qu’il est toujours vivant, que je vais le voir sortir au coin de la rue mon vieux copain Régis. Il parlait et je lui posais les questions :
     « Nous allions à l’école à Rochepaule, une heure de chemin à pied de Saint Jeure. Exactement nous venions des Maisonnettes, de l’autre côté de l’Eygue Nere. Nous n’avions pas de souliers, nous y allions avec des galoches, des sabots. Et nous portions notre repas dans une musette. Aujourd’hui c’est pas pareil, les gens sont plus difficiles, ils ont 500 mètres... il faut les mener en voiture, nous, nous allions à pied.
     - Le repas que vous portiez, on vous le faisait réchauffer ?
     - Non, non, non, on portait un morceau de pain avec l’accompagnement, du saucisson ou une portion de lard, on mangeait du lard !
     - Et c’était pas chaud ?...
     - Parfois, dans l’hiver, les frères nous faisaient une soupe. On donnait un sac de pommes de terre ou deux et ils nous faisaient la soupe, on mangeait la soupe.
     - Et comment se passait l’école ? Quand vous êtes arrivé, vous ne deviez pas bien connaître le français ?
     - Quand nous avons commencé l’école, j’y allais à 6 ans, on savait parler patois mais du français on ne connaissait rien.
     - Pas un mot de français ?
     - Ah ! non, non, non.
     - Vous avez commencé à 6 ans ?
     - A 6 ans, oui.
     - Et donc vous êtes rentré à l’école et vous avez commencé à apprendre une langue...
     - J’ai commencé à apprendre le français. Avant d’apprendre quelque chose à l’école, il fallait d’abord apprendre à parler français. »
     D'abòrd aprene a parlar francés
     Èra naissut en 1908 mon amic Règis. Un òme de la montanha, la nòstra, aquela dès La Lauvesc, Sant Bonèt, Rochapaura... Brolhèt ès Sant Jeure d’Andauras, de l’autre costat de l’Aiga Nèira. Lo francés l’aprenguèt a l’escòla coma tant de petits d’aquela epòca e solament a partir de sèis ans, davant èra pas oblijaa l’escòla e de tota manièra n’i aviá pas. Amava tant parlar la linga de sos parents, la linga de sa petita enfança, que nos siem pas privats de parlar ensems e ne’n gardo tant de sovenirs que vòlo vos en far profitar de temps en temps. Coma quò me sembla qu’es totjorn viu, que lo vau veire sortir au canton de la rua mon vielh companh, lo Règis. Parlava, mi li pausavo las questions :
     « Anavam a l'escòla ès Rochapaura, fasiam una ora de chamin a pè d’ès San Jeure, enfin, d’ès las Maisonetas, apelan aquò a las Maisonetas, de l'autre costat d’ès Aiga-Neira*. Mas aviam pas de soliers, lais anavam aube de galòchas, aube d'esclòps. E portavam nòstra part dins una museta. Iura qu'es pas la mèsma, iura lo monde son mai defeciles, an cinc cent mètres...los chau menar en voitura, nosautres coriam a pè.
     - La part que portavatz, la fasian reschaufar ?
     - Nòn, nòn, nòn, portavam un morcèl de pan, un morcèl de fricòt, de saucisson o n'impòrte, una part de lard, minjavam de lard !
     - E qu'èra pas chaud ?...
     - I a de feis, quand es que qu'èra l'ivern, los frèras nos fasian una sopa. Bailavam una sacha de trifòlas o doas e nos fasian una sopa, minjavam la sopa.
     - E coma se passava l'escòla ? Quand siètz arrivat, vos, deviatz pas bien conèisser lo francés ?
     - Quand comencèram l'escòla, que lais anavo a sèis ans, saviam parlar patois mas de francés ne'n coneissiam gis.
     - Coneissiatz pas un mot de francés ?
     - Ah ! Nòn, nòn, nòn.
     - Avetz començat a sèis ans ?
     - A sèis ans, òc.
     - E doncas sietz rintrat a l'escòla e avetz començat a aprene una linga...
     - Ai començat a aprene lo francés. Davant d'aprene a l'escòla, chaliá d'abòrd aprene a parlar francés. »
     *Aiga Neira : rivèira, afluent dau Dotz (Eygue Nere)

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