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Le parler méridional en pays de Nîmes... et bien au-delà (Tome 2) - René Domergue

L-9782955378922

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Le parler méridional en pays de Nîmes... et bien au-delà (Tome 2) - Dans ce livre, René Domergue propose 350 expressions typiquement méridionales, avec un lexique de quinze pages qui se lit délicieusement, qui se déguste. Un vrai régal.

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Fiche de données

TypeBroché
Année2018
LangueFrançais + Occitan Languedocien
Pages150
Format24 cm
DistributeurRené Domergue
ISBN978-2-9553789-2-2

Plus d'infos

Le parler méridional en pays de Nîmes... et bien au-delà (Tome 2) - René Domergue


C'est ni bouli ni rousti. Fougner contre son ventre. Les pierres vont aux clapas. Pôle comme un oeuf glatié. Obscur comme la pègue. Noir comme un courpatas. Cet ouvrage contient des dizaines d'expressions de ce genre. Et bien d'autres informations...


Est-ce que padèle et sartan désignent la même chose ? ou pote et farigoule? Ce qu'on nomme faisse est-ce bien ce qui ailleurs est appelé bancèl, acol ou traversier? Quelle différence entre chichoumeille et boumiane ? Que voulait dire pastis avant que ce ne soit une boisson alcoolisée ?


L'imposition du français par l'école et l'administration, la nécessité de s'exprimer dans cette langue, ont poussé nos anciens à franciser de nombreux termes de leur "patois" (en fait langue d'oc/provençal). Ainsi s'est forgé un parler méridional, d'autant mieux que le mot français disponible était souvent loin d'exprimer la pensée des gens d'ici et qu'il en faisait perdre le contenu affectif. Mon péquélet ou Mon pitchounet est bien différent de Mon petit, voire de Mon petit chéri. Et comment traduire Cet enfant c'est une closque ? Certainement pas par C'est un crâne, une coquille ! Ou Un curé pastaïre ? Par Un curé pétrisseur ? Ces questions se posent encore aujourd'hui pour ceux qui ont baigné dans le jus linguistique méridional du fait de leur naissance, mais aussi pour ceux qui, installés ici, se sont attachés à notre culture.


L'ouvrage, composé de 80 chroniques, est dans l'esprit du premier tome paru sur ce thème. Un lexique rassemble 800 mots et les associe au terme d'origine, orthographié des deux manières reconnues : graphie occitane classique et graphie mistralienne.

A noter que le texte de cet ouvrage est issu de chroniques diffusées sur les antennes de France Bleu Gard Lozère.


Le patois, parlé par la plus grande partie des Gardois a commencé à disparaître au XIXe siècle, d’abord dans les écoles, à la suite de son interdiction imposée par la IIIe République, puis peu à peu dans la vie de tous les jours, y laissant cependant des traces, qui ne sont ni du patois, ni du mauvais français, mais des mots francisés. René Domergue les a entendus dans son village de Montpezat et se les appropriés, sans le vouloir ou en les recherchant, pour en animer des chroniques radiophoniques puis en faire des livres.

Car René Domergue qui a été professeur au lycée Montaury à Nîmes où il se signala par une enquête La Rumeur de Nîmes après les inondations de 1988, a publié bon nombre d’ouvrages consacrés à la vie sociale et au parler des villages du Midi : Des Platanes, on les entendait cascailler, Vivre et parler dans un village du Midi, La Parole de l’estranger, Avise, le biòu, L’Abesti, Au pays des moustiques...


"Par ailleurs, explique René Domergue, l’étude de certains mots ou expressions a nécessité une comparaison avec des zones relativement éloignées des études comparatives et s’est révélée nécessaire afin de savoir si des termes que l’on ne trouve pas dans les principaux dictionnaires sont strictement locaux et s’ils sont plus répandus qu’on pourrait le croire sans être recensés."

René Domergue en connaît 3 000. Il en a abordé 800 au fil de 160 chroniques (80 dans ce livre). Chaque chronique regroupe en fait de petites histoires ne manquant pas de saveur. Pétoule lui permet de raconter pourquoi Maurice Trintignant, le célèbre coureur automobile, par ailleurs oncle de Jean-Louis, a été surnommé Pétoulet : une pétoule (crotte) de rat avait bouché le filtre à essence de sa voiture qui n’avait pas voulu démarrer.


L'auteur:

René Domergue est sociologue. Il se consacre depuis plus de vingt ans à l’étude de la vie sociale et du parler dans les villages du Midi.
Il a dirigé des enquêtes notamment sur la Feria de Nîmes mais s’intéresse surtout à l’etnographie des villages nîmois, aux traditions et au langage méridional. Il  est l'auteur de nombreux ouvrages : Des Platanes on les entendait cascailler, La Parole de l'estranger, Avise le biòu ! Avise la pétanque ! Avise le loto !... Ainsi que d'un roman, Le Rocher du Diable.



Extrait de l'introduction:

L'obligation de parler français à l'école et dans les échanges avec l'administration, la nécessité de s'exprimer dans cette langue ont poussé nos anciens à franciser de nombreux termes de leur `patois'. Beaucoup de mots français leur étaient mal connus, parfois même en genre ou en nombre, ce qui a donné La platane pour Le platane, La lèbre pour Le lièvre, ou Les escaliers pour L'escalier.
Ainsi s'est forgé un parler méridional, d'autant mieux que le mot français disponible était souvent loin d'exprimer la pensée des gens d'ici et qu'il en faisait perdre le contenu affectif. Mon péquélet ou Mon pitchounet est bien différent de Mon petit, voire de Mon petit chéri. Et comment traduire Cet enfant c'est une closque ? Certainement pas par C'est un crâne, une coquille ! Ou Un curé pastaire ? Par un curé pétrisseur ?
Cela est vrai encore aujourd'hui pour ceux qui ont baigné dans le jus linguistique méridional du fait de leur naissance, mais aussi pour ceux qui, installés ici, se sont attachés à notre culture.

Du tome 1 au tome 2:
Mon premier ouvrage sur le thème du parler méridional reprenait 80 chroniques diffusées en 1999-2000 sur les antennes de France Bleu Gard Lozère, suite à la sortie de mon livre Des Platanes, on les entendait cascailler. Ce tome 2 contient 80 autres chroniques. diffusées en 2016-2017. Le travail se poursuit et j'espère proposer un tome 3 l'année prochaine.
Dans l'introduction de ce que je nomme désormais le tome 1 je signalais que de nombreux mots parfois considérés comme du mauvais français, voire de l'argot, constituaient l'une des traces infiniment visibles de notre héritage culturel. [...]
Le principe de ma recherche est de ne retenir que des mots du expressions que j'ai entendus dans ma jeunesse, dans les 50 et au début des années 60. [...]


Extrait: Pountchu, pountchouner
Il paraît que appointe-crayon n'est pas du bon français et qu'il convient de dire taille-crayon. Pour nos anciens rien de plus naturel que cette première expression puisqu'en `patois' tailler en pointe se dit apountcha et crayon, créioun. Par ailleurs, le mot français tailler évoque plutôt la taille des branches d'un arbre fruitier ou des sarments de vigne. Pour nos anciens... et pour leurs descendants.
Dans la même famille figure pountchu, au féminin pountchude. A Aigues-Mortes La Pountchude c'est avant tout la Tour de Constance, chef-d'œuvre architectural du XIII' siècle. La terrasse supérieure est surmontée d'une fine tourelle de guet dont la toiture forme un cône particulièrement aigu, visible de très loin, d'où le sobriquet. La Pounchudo est aussi une très sympathique revue bilingue, provençal-français, du Cercle Langue d'Oc du canton d'Aigues-Mortes.
Le mot de la famille de pountchu le plus utilisé en parler méridional est pountchouner, qui signifie piquer avec quelque chose de pointu. On entend régulièrement sur les gradins lors des courses camarguaises : Avise, ce biôu, il pountchoune ! il donne des coups de la pointe des cornes. Cela suppose bien entendu que le taureau ait des bancs (des cornes) effilées, et non pas des banasses tout arrondies.
Il n'y a pas que les taureaux qui pountchouneni. Tous les couples qui ont bartasséjés* du temps de leur jeunesse savent bien que les aiguilles de pins ou de cades ça pountchoune les fesses, sans parler des pélous pour ceux qui musardent en Cévennes. Les pélous sont les bogues de châtaigne, terribles par leurs piquants.
Celui qui écrit en occitan languedocien ou en provençal sait que l'accent pountchu, c'est l'accent aigu. Et tout le monde comprend que parler pountchu, c'est parler pointu. Parler avé l'accent parisien.
* qui ont fait des galipettes parmi les bartas, les buissons.

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