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Le parler méridional en pays de Nîmes... et bien au-delà - René Domergue

L-9782952006965

Neuf

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15,00 €

Le parler méridional en pays de Nîmes... et bien au-delà - Dans ce livre, René Domergue propose 350 expressions typiquement méridionales, avec un lexique de quinze pages qui se lit délicieusement, qui se déguste. Un vrai régal.

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Fiche de données

TypeBroché
Année2014
LangueFrançais + Occitan Languedocien
Pages107
Format24 cm
DistributeurRené Domergue
ISBN978-2-95200-696-5

Plus d'infos

Le parler méridional en pays de Nîmes... et bien au-delà - René Domergue


Bravas, bravet, bader, bacéler, s'escamper, flacas, réboussié... Ces mots ne sont pas de l'argot ni du mauvais français. Ils appartiennent au parler méridional, héritier de la langue de nos anciens (langue d'oc/provençal). Le patois de nos papets et de nos mamets n'est plus parlé couramment que par une minorité, mais de multiples expressions subsistent dans les conversations et témoignent de la vivacité d'une culture. 

Les expressions présentées ici sont typiques du parler méridional. La plupart sont très vivantes encore dans tout le Midi de la France, avec des variantes dans les façons de les écrire et de les prononcer.

Dans ce livre, le choix est fait de prendre pour support les habitudes linguistiques en pays de Nîmes et dans les environs, au sens large du mot. Ce qui inclut, en partant du nord et en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre : Gardonnenque, Uzège, pays de Beaucaire (Terre d’Argence), Vistrenque, Costières, Camargue et littoral, pays de Lunel, Vaunage, Sommiérois, Vidourlenque, Salavès et pays des Leins.


Le plus souvent les exemples choisis dépassent la simple anecdote pour introduire une réflexion sur le changement du mode de vie, des normes et des valeurs, ou encore sur l’intégration (estrangers, babi, manja-macaronis, manja-tomatas).


L'auteur:

René Domergue est sociologue. Il se consacre depuis plus de vingt ans à l’étude de la vie sociale et du parler dans les villages du Midi.
Il a dirigé des enquêtes notamment sur la Feria de Nîmes mais s’intéresse surtout à l’etnographie des villages nîmois, aux traditions et au langage méridional.


Extrait de l’introduction:

Bravas, bravet, bader, peuchère. Ces mots que l’on entend de la bouche des méridionaux ne sont ni de l’argot ni du mauvais français. Ils proviennent de ce que les anciens appelaient `patois´, qui est la langue d’oc dans ses variantes languedociennes et provençales. Bravas, bravet, bader, pécaïre...
Ces mots se révèlent d’autant plus difficiles à traduire qu’ils sont souvent riches de connotations affectives. Quelqu’un qualifié de brave est quelqu’un de gentil, aux antipodes du fier combattant qu’évoque ce mot en français... C’est pourquoi ce livre ne se contente pas d’énumérer des mots et de les illustrer par des exemples, mais amène fréquemment le lecteur à se poser la question de la perte de sens, et en particulier de la perte du contenu affectif, associée à l’acte de traduire.
Le plus souvent possible les exemples choisis dans ce livre dépassent la simple anecdote pour introduire une réflexion sur le changement du mode de vie, des normes et des valeurs. Expliquer qu’avant, l’hiver, on s’acatait sous les couvertures, c’est aussi rappeler qu’il n’y a pas si longtemps on ne chauffait pas les chambres et que l’écologie découlait naturellement du simple souci d’économie.

Ce souci de dépasser l’anecdote apparaît encore plus nettement dans des articles qui évoquent des populations particulières dont le point commun est la qualité d’estrangers : clochard ou gitan (caraque), immigré venu d’Italie (babi, manja-macaronis) ou d’Espagne (manja-tomata, espanifle).

L’estranger peut également arriver de contrées voisines, les basses (raiol/raiòu) ou les hautes Cévennes (gavot/gavatch).


Article du Midi libre:
Le sociologue René Domergue explore le riche patrimoine méridional à travers un dictionnaire.

Sous l'angle sociologique ou anecdotique, dans l'univers de la biou ou encore de la pétanque, René Domergue ne cesse, depuis treize ans, plume à la main, d'explorer les subtilités du parler méridional. Passionné par ces mots qui ne sont "ni du mauvais français ni de l'argot. Ils proviennent de ce que les anciens appelaient patois, qui est la langue d'oc dans ses variantes languedocienne et provençale".


Pour son onzième livre, le sociologue gardois publie, en partenariat avec France Bleu Gard Lozère, un dictionnaire original, qui recense et explique 350 expressions typiquement méridionales. "On les rencontre en pays de Nîmes, mais aussi jusqu'à Saint-Hippolyte-du-Fort, Alès, Avignon, Arles, Le Grau-du-Roi et Montpellier", note l'auteur.

Contrées où l'on affectionne les mots hauts en couleur comme escagasser (s'affaisser), sadoul (repu), fla (sans force), lipe (lécher), poutoun (baiser)...

"Avant, l'hiver, on s'acatait sous les couvertures"
René Domergue

Au-delà de l'anecdote, René Domergue, auteur de Sous les platanes on les entendait cascailler, ouvrage qui se vend avec succès depuis 2001, a entrepris une réflexion sur les changements de mode de vie, de normes et de valeurs. "Expliquer qu'avant, l'hiver, on s'acatait sous les couvertures, c'est aussi rappeler qu'il n'y a pas si longtemps, on ne chauffait pas les chambres et que l'écologie découlait naturellement du simple souci d'économie", explique René Domergue.


Encore plus évocateurs, les sobriquets, dont les étrangers étaient affublés, racontent une autre réalité historique, celle des mouvements d'intégration : "Les anciens distinguaient deux sortes d'étrangers, ceux d'aqui, d'ici, et ceux d'eïlaï, d'ailleurs." Ceux d'ici arrivaient souvent d'un village voisin, à l'occasion par exemple, d'un mariage. Quant à ceux d'ailleurs, on les surnommait raïol (Cévennes), gavot (montagnes), manja-tomata (Espagne), babi (Italie), ou enfin caraque (gitan, clochard)...

Un lexique, avec les graphies occitane et provençale, conclut ce livre, riche en multiples trésors linguistiques.


Extrait: Bouléguer
 
« Quand tu prépares un flan, il te faut bouléguer le lait en tournant avec une cuillère, sinon ça accroche la casserole. » Il convient aussi de  bouléguer la salade, pour bien l’ountcher. L’oindre, l’imprégner de sauce. Et au loto le nommeur boulègue pour bien mélanger les balotes (boules).

  (...) Par extension, quelqu’un qui se boulègue est quelqu’un qui se remue. Une vendangeuse qui se boulègue est très active, elle coupe deux fois plus de raisins que les autres. Un danseur qui se boulègue est un danseur très tonique : « Gros comme il est, regarde comme il se boulègue !  Saïque, il faudrait pas qu’il nous fasse un infractus ! » (sic)

   Au sens figuré, se bouléguer c’est s’affairer, se donner du mal. « Celui-là, tu peux croire qu’il se boulègue, pas étonnant qu’il soit riche. Alors que certains, ils y vont plan-planet, doucemanette, en préservant du temps pour la sieste, le pastis, la pétanque, les biòus, et autres activités de grande importance.

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