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Auteurs/Artistes

D'aicí mil ans de lutz - À mille années-lumière - Max Rouquette

L-9782905213345

Neuf

2 Eléments

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15,00 €

D'aicí mil ans de lutz / À mille années-lumière - Max Rouquette. A travers 44 poèmes occitans, la parole du poète se libère et la forme s'épure. L'auteur s'éloigne de tous les modèles initiaux pour explorer une voie qui lui est propre. Poèmes occitans, avec une version française de l'auteur. Éditions Jorn.

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Fiche de données

TypeBroché
Année2008
LangueFrançais + Occitan Languedocien
Pages112
Format14 x 22,5 cm
DistributeurJorn
ISBN978-2-905213-34-5

Plus d'infos

D'aicí mil ans de lutz - À mille années-lumière - Max Rouquette

Poèmes occitans, avec une version française de l'auteur.


Tout en renouant avec la parole poétique des précédents recueils, Max Rouquette donne une ampleur plus grande encore à cette parole unique. On trouve peut-être dans ce livre, dont la couverture est illustrée d’un dessin de l’auteur, quelque chose comme le cœur le plus secret de l’œuvre tout entière : une quintessence du chant, à laquelle la version originale occitane comme la traduction française permettent, par des chemins parallèles, d’accéder.

Cette nouvelle édition de 2008 réunit 45 poèmes, un de plus que dans l’édition originale où ne figurait pas la pièce éponyme.

Éditions Jorn.


L'auteur:

Max Rouquette (1908-2005) a élevé au plus haut degré de dignité et de sens l’écriture en occitan du XXe siècle. Il est l’auteur, depuis le début des années trente, d’une œuvre dont la diversité de formes et de thèmes n’exclut pas une grande unité de ton et d’ambition.
Prosateur, on lui doit cinq volumes de récits actuellement publiés, sous le titre général de Verd Paradís (traductions en français, anglo-américain, allemand, etc). Certaines de ces proses ont été lues par Nada Strancar en août 1993 au Festival d’Avignon (dans le cadre de « Texte nu », à l’invitation de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques).
Dramaturge, ses comédies ont été souvent jouées, en de nombreuses langues, aussi bien en France que dans les autres pays européens et dans le monde entier. Récemment, sa version occitane de Médée (Medelha), a retenu l’attention de Nada Strancar, qui en a proposé une lecture mémorable à Montpellier.
Poète enfin, Max Rouquette a construit, depuis son premier livre, Los Sòmis dau matin (Les Songes du matin, 1937), un univers de mots et de figures symboliques particulièrement fascinant, qui a révélé toute sa profondeur avec Les Psaumes de la nuit et Le Tourment de la licorne.

Article critique:
Dans un nouveau jaillissement poétique qui n'est pas le moindre, autour de 1990, Max Rouquette reprend passionnément l'exploration de ces infinis d'insondable étrangeté qu'il entrevoit, chatoyants, au dessus de cet abîme glacé dont l'immanence le fascine de plus en plus. Le poète, aux prises à bras-le corps avec cette oeuvre qui récapitule et transcende sa vie, ne cesse de s'émerveiller devant tout le foisonnement irrésistible des formes qui s'agitent sur le miroir du néant. Ce foisonnement incompréhensible, c'est celui de la vie, dont il célèbre avec de nobles accents stoïciens l'inguérissable nostalgie. Il en perçoit les pulsations vagabondes. Il en perçoit la fuite éperdue. Un symbole en est le grand chardon des causses, la cardabèla, dont la mort est également immortalité, participation au monde sidéral. Et le monde apparaît traversé par des énergies immenses et incontrôlables qui nous charrient dans leur fureur. Max Rouquette en débusque les multiples visages, dissimulés sous la simplicité du paysage familier. Ce recueil réunit 44 poèmes. La parole s’y libère et la forme s’y épure encore davantage, l’auteur s’éloignant encore un peu plus de tous ses modèles initiaux pour explorer plus avant une voie qui lui est pleinement propre.
(J-F.Brun)


Extraits:

Pèira
Pèira que ges d'agach non toquèt pas,
Pèira que ges de man la prenguèt pas.
Linda de tot agach, de tot pensar,
vèrge de tot saupre dels òmes
tala qu'espelida de tèrra,
dins sa fonzor tant de temps retenguda,
dins la fonzor mairala de son ventre.
Pèira pròcha de la prima auba
dau fuòc primièr, dau fuòc unenc
dau dieu de fuòc.

Pierre que nul regard ne toucha,
pierre qu'aucune main ne prit.
Pure de tout regard, de tout penser,
vierge de toute connaissance des hommes
telle que jaillie de la terre,
si longtemps retenue dans ses profondeurs,
dans le gouffre maternel de son ventre.
Pierre proche de l'aube première,
du premier feu, du feu unique,
du dieu du feu.

Tant m'an laguiat
Tant m'an laguiat las paraulas de vent
lo parladís de gralhas sul teulat
dau mond ambé son bruch de ferramenta
qu'a d'oras ai envaja de pas dire
mas paraulas qu'a las combas desèrtas
als arnavèsses, a la felze, a la bruga,
a la ròca en son pes
[que de mil ans somiaira
sap la virtut e l'espés dau silenci.
Segur que siái qu'emai m'ausigan pas
quauqu'un darrièr fai d'eles sas aurelhas.

Tant m'ont lassé les paroles de vent
le babil de corneilles sur le toit
du monde avec son bruit de ferraille
que parfois j'ai envie de ne dire
mes paroles qu'aux combes désertes,
aux paliures,à la fougère, à la bruyère,
à la roche, en son poids,
[songeuse de mille ans
qui du silence sait la force et l'épaisseur.
Certain que si elles ne m'écoutent pas
quelqu'un fait d'elles ses oreilles.

Lo fin poison
Lo fin poison, l'aigardent lo mai naut
que de sos dets toca l'autisma cima
l'acrin de la delícia quand tot giscla
a que las mans an crebat la paret,
e que fan qu'un l'ulhauç d'una segonda,
res que vengue tant luònh coma l'agach
l'agach perdut sus la riba d'enluòc
que se nèga en l'escur e dins l'espandi.

Le fin poison, l'alcool le plus subtil
qui de ses doigts touche la haute cime
la crête des délices quand tout jaillit
et que ses mains ont percé la paroi,
lorsque l'éclair d'une seconde ils ne font qu'un,
rien qui aille aussi loin que le regard,
perdu sur la rive de nulle part
qui se noie dans la nuit et dans l'espace.

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D'aicí mil ans de lutz / À mille années-lumière - Max Rouquette. A travers 44 poèmes occitans, la parole du poète se libère et la forme s'épure. L'auteur s'éloigne de tous les modèles initiaux pour explorer une voie qui lui est propre. Poèmes occitans, avec une version française de l'auteur. Éditions Jorn.

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