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Au país de la gata blanca - Antonin Perbòsc

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L-9782916718460

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Au país de la gata blanca - Antonin Perbòsc. Cent quinze contes traditionnels de toutes sortes, recueillis par Antonin Perbosc et ses élèves en Lomagne, vers 1900. magifique travail ethnografique jusqu’ici en grande partie inédit. Camins. Letras d'òc.

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Fiche de données

TypeBroché
Année2013
Langueoccitan (gascon)
Pages256
Format16 x 24 cm
Distributeur Letras d'òc
LabelCamins
ISBN978-2-916718-46-0
BonusÉdition réalisée par Josiane Bru et Jean Eygun

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Au país de la gata blanca - Antonin Perbòsc

Contes populars.


Au début des années 1900, Antonin Perbosc, instituteur à Comberouger en Tarn-et-Garonne, collecte avec l’aide de ses élèves de l’école primaire du village rassemblés dans une société scolaire, une vaste moisson de contes populaires dans la langue du pays, l’occitan gascon.


Cette collecte de contes, parmi les plus importantes de celles réalisées en pays d’oc, n’avait jamais été publiée dans sa langue d’origine ni dans son intégralité.

L’édition procurée par Josiane Bru et Jean Eygun met donc en pleine lumière ce magifique travail ethnografique jusqu’ici en grande partie inédit. Pour le plus grand plaisir des lecteurs, tout d’abord, mais aussi dans l’espoir que les conteurs viennent s’abreuver à cette source pour redonner vie à l’avenir à ces contes rassemblés par les enfants de Lomagne sous la direction de Perbosc.

Les cent quinze contes, en occitan gascon, sont regroupés en contes épiques et merveilleux, mystères et croyances, contes de rusés, contes à rire, contes animaliers, contes randonnées, récits et anecdotes.

Introduction en français de Josiane Bru, qui indique également, à la fin du recueil, les correspondances de ces contes avec le répertoire international des contes.

Collection Camins, éditions Letras d'òc.


L'auteur:

Antonin Perbosc (1861-1944), poète, ethnographe, pédagogue, rénovateur de la langue occitane est aujourd’hui souvent perçu comme un précurseur éminent de la Renaissance occitane. Mais son œuvre reste méconnue : une grande partie en est jusqu’à ce jour demeurée totalement inédite et donne une autre image que celle de l’ancêtre trop souvent statufié.
Il est en particulier l’auteur de contes érotiques ou facétieux : Psophos (1925), Fablèls et Fablèls calhòls (1936), ou les Contes atal que nous avons récemment publiés. Dans une écriture fine et ironique, toute de virtuosité littéraire et langagière, Perbosc y mêle avec grand bonheur la culture savante, la mémoire de la parole populaire et le rire le plus franc qui soit.



Josiane Bru, ethnologue, travaille à l’École des hautes études en sciences sociales (Centre d’anthropologie, Toulouse), à la suite du Catalogue du conte populaire français de Paul Delarue et Marie-Louise Tenèze.
Ses travaux sur la littérature orale ont d’abord porté sur Antonin Perbosc (1861-1944). Elle a montré combien sa collecte de contes et légendes (avec ses élèves de la Société traditionniste de Comberouger en Tarn-et-Garonne) a nourri à la fois son œuvre poétique et sa réflexion théorique sur la création littéraire, cependant que l’étude de la langue dans laquelle ils étaient dits le conduisaient à élaborer la restauration et la graphie moderne de l’occitan.
Elle est également éditrice de la collecte de l’écrivain André Lagarde (Contes occitans, 2005), de celle de Jacques Boisgontier (Contes de Garona, Letras d’òc, 2009) et des contes de Comberouger rassemblés par Antonin Perbosc (Au país de la gata blanca, 2013)
Elle prépare actuellement l’édition de la collecte des contes d’Aubrac réunie par Marie-Louise Tenèze.
Elle collabore aux principales publications européennes d’étude de la littérature orale.


Article critique:

Ce recueil de contes est le fruit d’une démarche pédagogique très originale, novatrice et courageuse d’un instituteur hors du commun, dans les années 1899-1905, en poste à l’école de Comberouger dans le Tarn-et-Garonne. Démarche originale, avant-gardiste même, puisqu’elle a consisté à ériger les enfants en enquêteurs ethnographes, en « folkloristes » disait-on alors, collectant tous les éléments de tradition orale dans leur langue natale (gascon mâtiné de languedocien, Comberouger se tenant sur la limite interdialectale). Mais aussi démarche courageuse, quand on sait que la mutation d’Antonin Perbosc dans ce petit village de Lomagne en 1894 était le résultat d’une sanction disciplinaire pour des raisons similaires ; on lui avait en effet reproché d’avoir donné « des devoirs patois » à ses élèves.

Les enfants déploient leur activité dans le cadre d’une société scolaire créée ad hoc en 1899, sur le modèle associatif que la loi de 1901 officialisera juste après : la « société traditionniste ». Le principe est simple et de bon sens : « en s’adressant à tous les enfants et en dirigeant convenablement leurs travaux, on peut recueillir en peu de temps toutes les traditions » d’un territoire donné (les citations de Perbosc sont tirées de la préface de l’ouvrage par Josiane Bru et d’un article du même auteur : « Perbosc et l’enquête folklorique »1). Perbosc tient à préciser : « je ne suis que le directeur de ce travail » ; l’enquête, « ce sont mes élèves, une quinzaine de garçons et de filles de 10 à 13 ans qui la font ». La direction consiste en la transmission d’une déontologie de l’exactitude : ces contes, proverbes, histoires, « il leur est recommandé de les noter avec la plus grande fidélité et en s’abstenant d’une façon absolue d’y apporter des modifications » ; « ces contes ne doivent pas être enjolivés, sous aucun prétexte ». En effet, même « les contes les plus informes peuvent présenter un grand intérêt ». Et, alors même que Perbosc est un artisan majeur de la normalisation graphique de l’occitan, il demande aux élèves d’user d’une « graphie purement phonétique » ; en effet, « nous ne demandons ici à nos textes que de refléter aussi exactement que possible des traditions orales ».

Perbosc fut le premier étonné par la quantité et la qualité des matériaux rassemblés en peu de temps par cette recherche collective dans laquelle on sait grâce aux souvenirs que, devenus adultes, ils ont laissés à leurs proches, que les enfants se sont impliqués corps et âme. « Les résultats, écrit Perbosc, que j’ai obtenus ont dépassé toutes mes espérances » ; « une seule gamine de 11 ans m’a donné quatre contes qui feraient plus de trente pages d’imprimerie, et cela de qualité supérieure ». Il constate d’ailleurs que « ce sont surtout les filles qui font d’excellentes folkloristes ».

« Les enfants dont l’esprit est éveillé par l’étude du folklore s’habituent à observer, à réfléchir […]. Enfin, au point de vue de l’instruction proprement dite, les exercices de composition, de traduction, de comparaison de textes présentent la plus grande utilité pour l’enseignement du français. » Ainsi, Perbosc défend-il le bénéfice pédagogique de l’entreprise en des termes qui auraient pu la rendre acceptable et même auraient dû l’ériger en modèle. Il n’en fut rien. Ces prodromes de ce que l’on appellera beaucoup plus tard la « pédagogie active » demeurèrent largement incompris des contemporains. Malgré tous ses efforts pour diffuser des sociétés traditionnistes enfantines, l’initiative de Perbosc resta en effet sans lendemain. Lui-même ne publia d’ailleurs pas ces contes dans leurs versions originales, brutes peut-on dire, alors qu’il disait lui-même que « les contes bien conservés sont parfaits ». On peut se demander à ce propos si, justement, ce caractère brut, non policé, non enjolivé, qui donne tout son prix à ce recueil, n’en faisait pas un objet inapproprié à la diffusion imprimée dans les années 1900, et cela aux yeux mêmes de son initiateur, dont on peut admirer le travail d’orfèvre sur la langue dans son œuvre propre (voir par exemple notre compte rendu du Libre dels ausels).

Le texte retenu par J. Eygun et J. Bru est donc inédit ; il s’agit du manuscrit conservé à la Bibliothèque municipale de Toulouse, un cahier noir aux feuilles quadrillées que l’on peut désormais consulter en ligne, et qui ne contient pas moins de cent quinze textes transcrits en occitan (sur ce point la fiche en ligne de la Bibliothèque, qui porte « Contes populaires, en français, recueillis à Comberouger », est erronée), chacun le plus souvent suivi d’une traduction. Les écritures sont celles de l’instituteur et de l’une de ses élèves, la « présidente » de la Société traditionniste, Marie Tournié (treize ans en 1900). Elle sera couturière sa vie durant à Beaumont-de-Lomagne. Destin signé, mais pour ces pauvres agriculteurs de Comberouger, une réussite ; nous le savons par l’un des contes que Marie a elle-même recueilli dans sa famille, une version du Petit Poucet, qui se termine par ces mots : « Le petit pocet se metec factur, una de sas sòrs se metec costurièra, prenguegan un mestièr, e venguegan plan riches » (« Le petit poucet devint facteur, l’une de ses sœurs couturière, ils prirent chacun un métier et devinrent très riches », no 40. Sur la question de l’opération d’actualisation des contes, voir Micheu Chapduelh, La Fada multicarta, 2011).


Extrait de l'article de Jean-Pierre Cavaillé, « Antonin Perbòsc, 2013, Au país de la gata blanca. Contes populars amassats a Combarogèr », Cahiers de littérature orale, 72 | 2012, mis en ligne le 14 avril 2015 http://journals.openedition.org/clo/1759

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Au país de la gata blanca - Antonin Perbòsc. Cent quinze contes traditionnels de toutes sortes, recueillis par Antonin Perbosc et ses élèves en Lomagne, vers 1900. magifique travail ethnografique jusqu’ici en grande partie inédit. Camins. Letras d'òc.

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  • Botiga B.
    Publié le 06/07/2018 à 11:17 (Date de commande : 03/07/2018)
    5

    des contes traditionnels très divers, un véritable trésor de notre patrimoine à (re-)découvrir.



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