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ELUCIDARI DE LAS PROPRIETAZ DE TOTAS RES NATURALS

L-9782916622156

Neuf

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29,00 €

ELUCIDARI DE LAS PROPRIETAZ DE TOTAS RES NATURALS - Traduction occitane du De proprietatibus rerum de Barthélémy l'Anglais commandée par la cour de Béarn pour l’éducation du futur Gaston Phébus. En 295 feuillets, l’Elucidari propose une hiérarchisation des « éléments de la Création » depuis Dieu et les anges jusqu’aux animaux, aux couleurs et aux nombres, en passant par les êtres humains.

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Fiche de données

TypeBroché
Année2018
LangueOccitan
Pages630
DistributeurCarrefour Ventadour
LabelCahiers de Carrefour Ventadour
ISBN978-2-916622-15-6

Plus d'infos

ELUCIDARI DE LAS PROPRIETAZ DE TOTAS RES NATURALS

L’Elucidari est la traduction occitane du De proprietatibus rerum de Barthélémy l'Anglais, franciscain natif d’Angleterre qui a étudié la théologie à Paris avant de partir pour l’Allemagne. La copie occitane du manuscrit traduit du latin (seul exemplaire connu - Paris, Bibliothèque Sainte-Geneviève, ms. 1029) a été commandée par la cour de Béarn alors que son jeune comte, le futur Gaston Phébus, n’était âgé que d’une dizaine d’années. C’est la mère de ce dernier, Aliénor de Comminges, alors chargée d’assurer une quasi régence depuis la mort de Gaston II en 1343, qui semble être la commanditaire de la traduction. De plus, la présence en tête du manuscrit d’un poème dédié au jeune prince, le mettant en scène à la rencontre de l'allégorie de la Sagesse, laisse penser que ce texte devait participer à son éducation et le préparer à l’exercice du pouvoir. C’est une compilation à caractère encyclopédique de l’ensemble des connaissances jugées essentielles au XIVe siècle.


En 295 feuillets, l’Elucidari propose une hiérarchisation des « éléments de la Création » depuis Dieu et les anges jusqu’aux animaux, aux couleurs et aux nombres, en passant par les êtres humains. À visée didactique, l’Elucidari est précédé d’une table alphabétique reprenant les premiers mots de chaque définition et il se conclut par un Index reprenant ce système et une liste de préparations médicales soignant les maux courants de la vie quotidienne. L’Elucidari, témoignage précieux de la diffusion du savoir par la langue vernaculaire au XIVe siècle, a connu un nombre important de traductions manuscrites dans diverses langues d’Europe témoignant de l’intérêt que revêt le savoir dans les cours européennes du XIVe siècle.


Edité par Cyril Patrick Hershon, professeur de philologie romane à la West of England University, auteur de plusieurs études dédiées à la littérature médiévale romane (notamment le Chansonnier de Béziers dont il a publié l’édition semidiplomatique dans la revue La France latine), en collaboration avec le regretté Pr. Peter T. Ricketts de Birmingham, ainsi que Lola Badia, Sharon G. Scinicariello et Kaoru Tanikawa. Avec le concours de Brigitte Saouma.

Dédié In memoriam Peter Thomas Ricketts.


Publié avec l’aide de l’État - Ministère de la Culture et de la Communication et de la Région Nouvelle Aquitaine.

Éditions Carrefour Ventadour.

Extrait de l'introduction (fondée sur les recherches de Lola Badia):


Le manuscrit occitan 1029 de la Bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris est un codex en parchemin de 400 par 275 mm, enrichi d'enluminures, de rubriques, de lettrines et de figures en marges. 11 porte les armoiries écartelées des comtes de Foix et de Béarn en bas du feuillet 8r (numérotation en chiffres arabes). Il fut écrit au XIVe siècle, dans la région de Foix. Le manuscrit 1029 de Sainte-Geneviève a une demi-reliure en cuir brun ; au dos une inscription dorée : « Las propietas 1580 ». Le codex est en parchemin (380 par 270 mm approx.). La traduction occitane du DPR occupe les feuillets 1 r-294v qui sont numérotés en haut à droite, en chiffres romains et à l'encre noir-brun. Au début, neuf feuillets, numérotés en haut à droite en chiffres arabes à l'encre rouge, contiennent des tables extraites des incipit des chapitres ou parties de chapitres qui ont des lettrines (ff. 2r-7v) ; un poème en quatrains décasyllabiques, le « Palaytz de Saviesa », particulier à la version occitane, occupe les ff. 8r-9v
Dès le feuillet 8r (chiffres arabes) au 1r (chiffres romains) il y a sept enluminures, dont deux remplissent, ou toute la page, ou sa moitié supérieure ; les cinq autres sont des vignettes de 80 par 80 mm. Tucco-Chala (1993) publie en couleur des photographies de quatre de ces enluminures ainsi que de quelques autres figures du manuscrit.
Le volume est formé de 28 cahiers numérotés à l'encre brune au premier feuillet, en bas à gauche ; parfois, les renvois du dernier feuillet manquent. La plupart des cahiers sont des sénions, mais il y a aussi des ternions et de simples bifeuillets. Le premier cahier comprend les feuillets numérotés en chiffres arabes, avec les tables (ff. 2r- 7v). Le second, un bifeuiller, les ff. 8, r et et 9, r et r, avec le poème « Palaytz de Saviesa ». Le troisième, un ternion, est le premier du DPR. Les feuillets 177 v-282 y constituent le 27e cahier, formé par trois feuilles pliées, qui contiennent la fin de l'Elucidiari. Le dernier cahier, le 28e, comprend les ff. 283r-293v ; le fol. 283 est blanc, et dans les f£ 284r-288v, on a copié un index alphabétique de l'Elueidan sur trois colonnes. Les feuillets 289r et 294 complètent l'encyclopédie avec des recettes médicales copiées de la même main et dans le mème format de texte. Le feuillet 294 est blanc au recto, et, au verso, porte en grandes lettres gothiques cette phrase française : « Ce livre est a celuy qui ranz blasme en son droyt mot porte J'AY BELLE DAME ».

Article d'Occitanica:

L’Elucidari o Elucidari de las proprietatz de totas res naturals est un manuscrit occitan anonyme du XIVe siècle. Il est l’un des rares témoignages de la vie culturelle et scientifique occitane près d’un siècle après la fin de la Croisade contre les Albigeois qui avait définitivement mis fin à la lyrique des troubadours.

La copie occitane de ce manuscrit rédigé à l’origine en latin est commandée par la cour de Béarn alors que son jeune comte, futur Gaston Fébus, n’est âgé que d’une dizaine d’années. C’est sans doute la mère de ce dernier, Aliénor de Comminges, alors chargée d’assurer une quasi régence depuis la mort de Gaston II en 1343, qui semble être la commanditaire probable de cette traduction. De plus, la présence en tête du manuscrit d’un poème dédié au jeune prince, évidement absent de la version latine, et le mettant en scène à la rencontre de l'allégorie de la Sagesse laisse penser que ce texte devait participer à l’éducation du jeune comte et le préparer l’exercice du pouvoir.

À l'exception du poème qui le précède, la traduction occitane de l’Elucidari est une compilation à caractère encyclopédique de l’ensemble des connaissances jugées essentielles au XIVe siècle. En 295 feuillets, l’Elucidari propose une hiérarchisation des choses (comprendre par là « éléments de la Création ») depuis Dieu et les anges jusqu’aux animaux et aux couleurs en passant par les êtres humains. Chaque entrée propose la dénomination des choses ainsi que leur étymologie (souvent approximative, voire incorrecte), puis indique les éléments qui les composent. À visée didactique, l’Elucidari est précédé d’une table reprenant les premiers mots de chaque définition classés alphabétiquement et renvoyant à la page correspondante ; il se conclut également par un index reprenant ce système mais faisant référence aux noms désignant les choses matérielles. Ce système ne reprend cependant pas la totalité des définitions abordées par le traité.
Une liste de préparations médicales soignant les maux courants de la vie quotidienne est également présente à la fin du manuscrit.

Au delà de son aspect strictement documentaire, l’Elucidari est un témoignage précieux de la diffusion du savoir par la langue vernaculaire au XIVe siècle. Contrairement à l’autre grand manuscrit commandé par la cour des comtes de Foix, la Chirurgie d’Albucasis, le De proprietatibus rerum dont est issu l’Elucidari connaît un nombre important de traductions manuscrites dans diverses langues d’Europe comme le français, l’anglais, le néerlandais ou l’italien, témoignant de l’intérêt important que revêt le savoir dans les cours européennes du XIVe siècle. C’est d’ailleurs bien souvent du latin qu’est traduite la plupart des textes qui tentent de rassembler le savoir de toutes les origines. À cette époque la prédominance du latin est due à l’importance modérée des langues vernaculaires en dehors de leurs zones d’emploi originelles mais aussi à l’instruction donnée principalement dans des universités théologiques où la langue de l’enseignement demeure le latin. Ce n’est qu’à partir des XVe et XVIe siècles que les langues vernaculaires, fortes de la puissance et de l’importance politique croissante de plusieurs nations européennes, commencent à remplacer le latin, trouvant également dans l’imprimerie naissante un vecteur de diffusion bien moins onéreux que les copies manuscrites.

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ELUCIDARI DE LAS PROPRIETAZ DE TOTAS RES NATURALS - Traduction occitane du De proprietatibus rerum de Barthélémy l'Anglais commandée par la cour de Béarn pour l’éducation du futur Gaston Phébus. En 295 feuillets, l’Elucidari propose une hiérarchisation des « éléments de la Création » depuis Dieu et les anges jusqu’aux animaux, aux couleurs et aux nombres, en passant par les êtres humains.

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