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L’émigration des Haut-Alpins aux Amériques - Patrick Caffarel et Michel Clément

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L-979-10-91564-01-4

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L’émigration des Haut-Alpins aux Amériques - A partir du milieu du 19ème siècle, 6.000 Haut-Alpins ont émigré aux Amériques ! Au travers des nombreux témoignages écrits et photographiques, les auteurs Patrick Caffarel et Michel Clément leur redonnent la parole, et leur rêve d’un monde meilleur prend forme.

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Fiche de données

TypeBroché
Année2016
LangueFrançais
Pages380
Format21 x 29.7 cm
ISBN979-10-91564-01-4

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L’émigration des Haut-Alpins aux Amériques - Patrick Caffarel - Michel Clément

Ce livre est le fruit du long et beau travail de deux chercheurs passionnés : Patrick Caffarel et Michel Clément. Nombreux sont les Champsaurins, Gaudemarous, Dévoluards, Raboutins, Gapençais, Haut-Alpins dont un ou plusieurs des ancêtres ont émigré aux USA aux siècles derniers.

Un jour, une voiture s'arrêta devant la ferme du grand-père de Patrick. Elle chauffait et son conducteur voulait faire le plein d'eau. Il était américain. Pour le gamin qu'était Patrick, ce fût un choc : alors qu'il croyait que son grand-père ne parlait que le patois champsaurin, il le vit entamer une discussion en américain avec l'inconnu…

 

Plus tard, il apprit que son grand-père était l'un des 5 000 champsaurins ayant quitté le pays pour aller tenter leur chance en Amérique. Ce souvenir ne le quitta jamais et il essaya d'en savoir plus. Un jour qu'il faisait des recherches aux archives départementales, il rencontra Michel Clément qui, lui aussi, travaillait sur le même sujet. Après un travail de fourmis invraisemblable, ils ont publié ce printemps un ouvrage : "L'émigration des Hauts-Alpins aux Amériques." Ils expliquent leur démarche.
Michel Clément : "L'idée était de rechercher des émigrés. On est parti de listes qu'on a élargies et on a trouvé des histoires et des récits très intéressants. Ensuite on a regroupé par famille. C'est un complément à la généalogie qui est une base solide pour nos recherches. »

Patrick Caffarel : "J'avais des documents sur ma famille. Quand j'ai commencé à les exploiter, je me suis pris de passion pour le sujet. J'avais une histoire familiale très riche et je ne le savais pas. Mes ancêtres ont vécu le "spring creeck raid", une attaque entre moutonniers et cow-boys, qui est un évènement historique très connu aux USA. De nombreux livres lui ont été consacré. Quand on retrouve des descendants, il faut leur apporter des preuves pour être crédible. Je suis allé aux USA et des parents américains sont venus, j'ai eu la chance d'en rencontrer un qui, lui aussi, recherchait ses racines. J'ai creusé mon histoire familiale, mais sans Michel Clément, je n'aurais pas eu l'idée de sortir de la famille et d'élargir mes recherches. Avec le livre, on se sent légitimes pour parler de ces sujets. Les gens que l'on rencontre nous donnent aussi beaucoup de documents. Nous avons la même volonté de travailler sur du réel, du factuel, ce n'est pas la série "contes et légendes", nos récits ne sont pas romancés."

Etre moutonnier, un véritable passeport

Michel Clément : "Je voyais mon père qui se régalait de lire dans Alpes et Midi la série des articles "nos cousins d'Amérique" de Maurice Barrès. Il y avait un terreau favorable. En fait, il faut être curieux et on découvre l'histoire à travers les personnages. Ce mouvement a touché 6 000 personnes dont 5 000 champsaurins, c'est une bonne base d'informations. Chacun a eu une expérience différente. Ils étaient des moutonniers et pour eux, c'était un véritable passeport basé sur leurs compétences. Quand ils ont débarqué, ils connaissaient le métier et ils étaient adroits. Ils avaient une culture innée dans ce domaine. Dans le livre, "Le Troupeau", de Mary Austin, une amie de Jack London, on trouve écrit que "la meilleure sonnaille vient de Gap". (Ce livre a été réédité grâce à la Maison du Berger de Champoléon.) On a croisé l'information et on a trouvé des courriers des émigrés qui demandaient "d'envoyer des sonnailles de Gap".

 

Patrick Caffarel : "On a aussi retrouvé des reportages de 1971 publiés dans plus de 25 journaux américains qui racontaient l'histoire du dernier berger à cheval entouré de ses trois chiens. Il était né dans les Hautes-Alpes ! C'est surtout une histoire humaine. Ils ont pénétré un univers dans lequel tout était différent : la langue, les unités de mesure, l'immensité des territoires, le climat, les prédateurs dont, notamment les cow-boys, qui étaient des éleveurs bovins très dangereux."

Ils ont su évoluer vers de belles destinées

Michel Clément : "Les émigrés étaient présents dans 35 des 50 Etats. Ils ont su évoluer vers des métiers plus stables. Des moutons qu'ils gardaient à cheval sur d'immenses étendues, ils sont passés aux bovins, puis à la laiterie, les blanchisseries, les hôtels. En fondant une famille, ils se sont stabilisés et se sont intégrés dans la société US. Certains ont même trouvé du pétrole dans leur jardin ! Ils ont suivi un mouvement ascendant. La Californie, peu développée en 1900, était comme le reste du pays en plein boom. Elle les a aspirés. L'arrivée du chemin de fer (en 1876 à Los Angeles) permettait alors de traverser le pays en 8 jours seulement. On n'a pas de statistiques sur ceux qui sont revenus, on le sait uniquement par les familles. Les archives du port de Dunkerque avec la liste des passagers a été détruite durant la guerre 39-45. Mais le taux de retour est faible. Les enfants de ceux qui sont restés se sont intégrés et sont devenus américains."

Patrick Caffarel : « Il y a eu de belles destinées. Il y en a qui ont acheté des terrains en friche qui sont devenus constructibles. De nombreux émigrés ont pu bénéficier de l'HOMESTEAD ACT, cette loi signée par le président Abraham Lincoln le 20 mai 1862, qui permettait à une famille d'obtenir la propriété d'une terre de 65 hectares maximum dans la mesure où elle l'occupait depuis 5 ans. Des champsaurins ont ainsi acquis des propriétés et surtout, ils ont ainsi gagné leur fierté : tout pour "ne pas revenir aux gages", leur situation antérieure, dans laquelle ils étaient des domestiques. »

Le livre et les conférences : une aventure dans l'aventure

La première partie du livre relate l'histoire de l'émigration. Elle comporte énormément de citations et d'illustrations. La seconde partie est le journal des haut-alpins partis aux USA. Il y a 75 ans de revue de presse, avec les états-civils, des anecdotes et des articles de fond. On saisit aussi la vision de ceux qui sont restés. Les auteurs ont retrouvé des correspondants entre Los Angeles et ... Saint-Bonnet, avec l'annonce dans un journal américain de la vente aux enchères d'un immeuble situé dans le Champsaur. De très nombreuses familles ont pu ainsi retrouver grâce aux auteurs la trace de leurs aïeux émigrés car les évènements sont aussi classés par noms de famille. 

Parallèlement à la sortie du livre, Michel Clément et Patrick Caffarel continuent à présenter des conférences. Ils sont très sollicités dans le département et même plus loin. Le public leur demande toujours plus de détails. Les auditeurs sont friands de ces histoires à travers lesquelles se dessine parfois la silhouette d'un ancêtre qui est parti et dont le souvenir risque de s'estomper et de disparaître. Leur dernière conférence au cinéma de Saint-Bonnet a fait salle comble. Mais, il faut aussi voir l'après-conférence : les gens sont passionnés et amènent aux auteurs des photos, des textes, des actes d'état-civil. Ils veulent en savoir plus sur ce passé si proche et déjà si lointain.

"On a des retours importants parce qu'on amène du concret », résume Patrick.

Ils sont même invités à des cousinades pour parler des "vieux". Il faut dire que les deux amis ont glané plus d'une anecdote savoureuse dans leur immense travail de recherche. "Savez-vous, raconte dans un grand sourire Michel Clément, que pendant la prohibition, ce sont les haut-alpins qui se sont le plus fait prendre : ils cachaient leur bouteille sous les herbes des ruisseaux !"
Même ceux qui n'ont pas de parents émigrés imaginent facilement cette vie faite d'aventures et de travail, une véritable symphonie du Nouveau Monde, en quelque sorte.

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  • Frank M.
    Publié le 20/05/2018 à 09:01 (Date de commande : 04/04/2018)
    5

    sans



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