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Los mots e lo baston (Les mots et le bâton) - David Grosclaude

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Los mots e lo baston (Les mots et le bâton) - Livre de David Grosclaude qui essaie d'analyser l'évolution des politiques linguistiques pour l'occitan de ces dernières décennies. Il raconte également l'experience de l'auteur comme élu régional en charge de la langue occitane. Éditions ADEO.

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Fiche de données

TypeBroché
Année2017
LangueFrançais ou Occitan
Pages182
Format11 x 18 cm
DistributeurADEO
LabelColleccion l’enquestaire
ISBN978-2-9550641-2-2 - 978-2-9550641-3-9

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Los mots e lo baston - David Grosclaude

(Les mots et le bâton).


Une langue est un objet politique.

Pour cette raison, il faut une politique linguistique publique pour l’occitan afin de compléter et de soutenir le travail des associations. David Grosclaude raconte comment il a acquis la conviction que le combat en faveur de la diversité linguistique est très étroitement lié à la défense de la diversité biologique. « Il faut lutter contre le réchauffement climatique et contre le refroidissement culturel », dit-il. C’est une question démocratique majeure.

Dans ce livre David Grosclaude relate aussi son expérience d’élu régional chargé de la langue occitane. Il explique comment il décida de mener une grève de la faim en 2015. En lançant : « Que n’i a pro d’estar mespresats ! » (Il y en a assez du mépris) il demandait que l’État respecte ses engagements concernant la création d’un Office Public de la Langue Occitane.


Le livre existe en version occitane et en version française.


Préface de Max Simeoni.

Éditions ADEO.



L'auteur:

David Grosclaude est journaliste. Il est à l'origine de la création de l'hebdomadaire en occitan La Setmana. li a travaillé aussi pour la télévision et la radio. li a été président de l'Institut d'Estudis Occitans de 2001 à 2009. Il a été conseiller régional d'Aquitaine, chargé de la politique en faveur de la langue occitane, de 2010 à 2015.


Extrait du premier chapitre:

Enraciné ?

Je ne combats pas pour mes racines ni pour des traditions familiales. Je ne suis pas un militant de la langue de mes ancêtres. Je ne me sens pas plus enraciné qu’un autre (…)Si être enraciné c’est défendre des principes universels à l’endroit où l’on se trouve, alors je suis enraciné. J’aurais pu planter ces racines ailleurs qu’en pays de Béarn, territoire des confins de l’espace occitan.

Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis un militant occitaniste. Et quand on fait le portrait d’un militant occitaniste et que l’on veut le colorer de façon positive on se dépêche d’ajouter parfois, comme pour s’excuser : « il défend une langue régionale, mais il est ouvert et tourné vers ce qui est universel ». C’est la phrase qui tue. Nous devons toujours justifier notre capacité à vivre l’universalité, puisque nous sommes a priori suspectés de communautarisme !

Miguel Torga, l’auteur portugais nous a laissé le fameux : « l’universel c’est le local sans les murs ! » [O universal é o local sem as paredes].

Ceux qui bâtissent des murs sont ceux qui refusent que la culture de l’autre soit aussi universelle que la leur. À partir de ce moment naît l’injustice (…) Le combat que je partage avec d’autres, assez nombreux, est un combat universel ; en faveur d’une langue qui est la langue occitane, mais qui aurait pu en être une autre si j’étais arrivé dans un autre territoire (…) J’en ai fait un combat politique. Qui pourrait contester l’idée qu’une langue, donc un moyen de communiquer entre les hommes, de transmettre des idées, ne serait pas un objet politique ?

Je ne suis pas, par principe, un défenseur de toutes les traditions. Il y en a certes de bonnes. Il y en a d’autres qu’il faut dépasser, changer, transformer ou même abandonner. Pour cette raison, quand on m’oppose la « tradition républicaine » pour justifier l’impossibilité pour la France d’assumer sa diversité linguistique, je souris. La tradition républicaine a supporté pendant plus d’un siècle, par exemple, que les femmes — la moitié de la population — n’aient pas le droit de vote. Avons-nous bien fait de ne pas accepter que se perpétue cette tradition que la République justifiait ? Il me semble que oui ! (…)

Je suis un militant occitaniste politique. De l’idée qu’il faut défendre la diversité linguistique et culturelle, j’en ai tiré la conviction qu’il fallait défendre la diversité biologique ; peut-être ai-je fait le chemin contraire ou peut-être étaient-ce des chemins parallèles ? Peu importe ! Il me semble que si nous voulons lutter contre le changement climatique et les destructions écologiques qui en sont la conséquence, il faut aussi lutter contre l’uniformisation destructrice de la diversité humaine, qui est ce que j’appelle le « refroidissement culturel » (…)Il faut aussi que je donne quelques explications sur le titre de ce livre. Il part d’une phrase que j’ai gravée un jour sur un bâton de buis. Je l’avais taillé pour se promener dans les sentiers de montagne ; un cadeau pour l’un de mes fils. Sur ce bâton j’avais écrit ceci : « Un baston entà caminar e los mots tà convéncer » [un bâton pour cheminer et les mots pour convaincre]. Mon fils m’interrogea sur cette phrase qui lui semblait énigmatique. Ma première réponse fut de lui dire qu’il fallait se méfier de ceux qui pensent qu’il vaut mieux avoir un bâton pour convaincre et des mots pour se promener, ou pour promener les autres (…)Aujourd’hui les deux éléments me semblent bien résumer la question de la politique linguistique à savoir que les mots ont été souvent combattus par le bâton. Les mots font peur et il existe des gens qui, face à eux, ne savent que sortir le bâton.

Il m’arrive souvent de citer Rafael Alberti et son poème « Nocturno » qui reflète bien ce qui arrive quand on tue les mots à coup de bâton. Le dernier vers dit : « Siento esta noche heridas de muerte las palabras* ». Je sais en quelles circonstances tragiques fut écrit ce poème désespéré. Je ne peux m’empêcher d’y voir qu’il nous dit que la violence et l’intolérance sont les armes de ceux qui n’ont pas les mots et qui se contentent du bâton. Et pourtant l’évolution voudrait que les hommes soient un peu plus armés de mots que d’un bâton. Ce dernier ne devrait servir que pour marcher.

 * Je les sens ce soir, blessés à mort, les mots.



Extrait de la préface:

« Après lecture du livre de David Grosclaude, « Les mots et le bâton », le préfacer me paraissait inutile. Court, dense, une narration qui coule limpide, attrayante. Mais aussitôt j’éprouve le besoin de dire qu’il faut le lire et le faire lire. Il rend compte de son engagement et de son action sans relâche pour la défense de la langue et de l’identité occitane. Le « bâton » pour le long chemin qui reste à faire, les « mots » qu’à l’expérience il a pétris afin de convaincre ses interlocuteurs, militants, sympathisants, politiques, ministres ou simples curieux… le combat d’une vie. Il nous concerne nous qui sommes en butte au jacobinisme qui nie ou folklorise l’histoire de nos régions, il concerne tous les citoyens conscients des valeurs universelles de la démocratie : respect des différences, dialogue, concessions, sans avoir jamais à se renier.
David affirme d’emblée avec raison qu’il mène un combat « universel » qui est enraciné dans la réalité historique d’un territoire. Vivre sa différence permet de mieux comprendre celle des autres avec tolérance, de dialoguer, finalement de comprendre le fond commun de tout être humain. On est préservé contre la loi des vainqueurs qui imposent ses lois et les justifient au nom de valeurs civilisatrices. S’il a gagné, il est le plus fort mais est-il le meilleur ?
Victime, l’autocolonisé le pense, le fataliste s’incline, l’indifférent est le plus souvent ignorant. David est sur rails dès le départ, étudiant en sciences politiques pour ensuite vingt-huit ans de journalisme. Beaucoup de rencontres qui l’ont plus ou moins réjoui,
mais toujours stimulé. Le journal La Setmana durant quinze ans, animateur de l’IEO (Institut des Études Occitanes), il est actif lors des grandes manifestations où « l’occitanisme se réveille » (Carcassonne, Béziers,    Toulouse de 2005 à 2012) élu en 2010 conseiller régional d’Aquitaine pour amplifier le volet institutionnel. Si la prise de conscience est venue de la société civile, il s’agit de faire converger et de coordonner tous les acteurs pour l’efficacité en vue du sauvetage et de la promotion de la langue. L’option écologique va de pair. Investir pour préserver la vie sur la planète est de même nature que de préserver les valeurs culturelles forgées par la longue histoire des peuples, investir contre les comportements prédateurs et de dominance pour plus d’humanisme. Il a pu mesurer les résistances, les tergiversations (la danse sur place des autorités, les promesses d’un moment, entre autres la ridicule Charte des langues minoritaires…). Comment ne pas être d’accord avec le fait qu’une langue est une affaire politique, qui concerne tout le monde, un combat contre l’injustice, que l’uniformité n’est pas l’égalité ».

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Los mots e lo baston (Les mots et le bâton) - David Grosclaude

Los mots e lo baston (Les mots et le bâton) - Livre de David Grosclaude qui essaie d'analyser l'évolution des politiques linguistiques pour l'occitan de ces dernières décennies. Il raconte également l'experience de l'auteur comme élu régional en charge de la langue occitane. Éditions ADEO.

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  • Botiga D.
    Publié le 22/02/2019 à 17:43 (Date de commande : 03/01/2019)
    5

    Livre très intéressant sur la politique française face aux langues régionales

  • Botiga B.
    Publié le 06/07/2018 à 11:20 (Date de commande : 03/07/2018)
    5

    Un ouvrage politique à lire pour mieux comprendre le traitement de la langue occitane en France.



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