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Auteurs/Artistes

Lou Faust païsan - Éloi Abert, Claudine Fréchet

L-9782907410366

Neuf

Sous réserve (réapprovisionnement nécessaire)

18,00 €

Lou Faust païsan - Une pièce de théâtre de l’importante œuvre écrite par Eloi Abert en occitan du nord de la Drôme. Faust, personnage universel, ici se fait paysan à Chantemerle-les-Blés. Un réel intérêt linguistique et littéraire, accompagnée d’une traduction et d’une transcription en graphie occitane classique réalisées par Claudine Fréchet. Jean-Pierre Huguet éditeur.

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Fiche de données

TypeBroché
Année2002
LangueFrançais + Occitan
Pages158
Format15 x 22 cm
DistributeurJean-Pierre Huguet
ISBN2-907410-36-9
BonusIllustration P. Berthouze

Plus d'infos

Lou Faust païsan - Éloi Abert - Traduction Claudine Fréchet


Faust, personnage universel, ici se fait paysan à Chantemerle-les-Blés. Une adaptation d’Éloi Abert dans le parler occitan local.


Lou Faust Païsan est l’un des principaux morceaux (1156 vers) de l’importante œuvre écrite par Eloi Abert (1848-1914) en occitan de Chantemerle-les-Blés, petit village du canton de Tain L’Hermitage du nord de la Drôme. Rédigée dans la continuité du Faust germanique, cette pièce présente l’histoire d’un misérable paysan local qui vend son âme au diable pour obtenir, en retour, la jeunesse, la richesse, le vin et les femmes. Conformément à la tradition, elle se termine par la victoire du Ciel sur l’Enfer. Mais, ici, c’est Dieu lui-même qui vient arracher le héros des griffes du diable.


L’édition de cette pièce, qui présente un réel intérêt sur le plan linguistique et littéraire, est accompagnée d’une traduction et d’une transcription en graphie occitane classique réalisées par Claudine Fréchet.

Cette pièce de 1156 vers est présentée en triptyque : la version originale en parler occitan, sa traduction en français et sa transcription en graphie occitane normalisée.

Ouvrage illustré de vignettes de Pascale Berthouze.


Éditeur: Jean-Pierre Huguet.


L'auteur original:

Eloi Abert est né en 1848 à Chantemerle-les-Blés, est décédé en 1914 à Paris. Fils de maréchal-ferrant, il pourra, grâce à la protection d'un dénommé Henri Odoard, aller étudier au petit séminaire à Valence et devenir plus tard professeur d'allemand. Il a effectué la plus grande partie de sa carrière comme enseignant à Troyes. Il a laissé divers poèmes et morceaux en prose (en français ou en dialecte) destinés aux habitants de la région de Chantemerle-les-Blés où il a passé sa jeunesse. Son oeuvre, très peu connue de son vivant (seuls quelques parents furent les destinataires de "morceaux choisis"), a commencé à être diffusée en 1925.



Extrait du travail d'essai de Claudine Fréchet:

Le thème et le personnage de Faust ont donné matière à une abondante production littéraire et artistique, qu'elle soit cinématographique ou musicale. Ils sont même à l'origine d'une pièce dans un parler vernaculaire de la Drôme. En effet, Lou Faustpaisan est la pièce en vers la plus importante de l'oeuvre d'Eloi Abert écrite dans le parler occitan de Chantemerle-lesBlés, petit village du nord de la Drôme dont il était originaire. Par cette pièce, Eloi Abert se projette, en quelque sorte, en l'homme qui a donné matière à cette légende; son oeuvre se rapproche à maintes reprises de l'une des premières versions historiques de Faust. En effet, l'histoire personnelle d'Eloi Abert correspond à celle de Johann Faust, fils de paysan, pris en charge par un parent qui avait remarqué sa brillante intelligence.

Le texte original d'Eloi Abert qui était particulièrement soigné a été très peu modifié. Le plus souvent, mon rôle s'est borné à corriger et signaler en apparat critique quelques agglutinations ou mécoupures; il s'agit notamment des groupes tels que faudrê-té ou bien n'en qu'il a semblé préférable de graphier faudrê-t-é ou nen. Dans le premier cas, cela fait ressortir le pronom personnel et dans le deuxième, la graphie, dépourvue d'apostrophe, permet de ne pas confondre le pronom adverbial avec une forme négative. Une seule graphie s'est avérée porteuse de contre-sens, il s'agit de la locution „amor do" (v. 400) que l'on trouve dans Lou Trésor dôu Félibrige avec le sens "pour" et que l'auteur avait graphiée "à mordo":
Parmi les divers manuscrits consultés, il a été possible de relever deux "versions" de la pièce intitulée Lou Faust paisan, Une première version apparaît dans un gros cahier artisanal portant la mention "Troyes 1907", format 18,5 cm x 23 cm, composé de feuilles blanches reliées par un fil, et une seconde version a pu être consultée dans un cahier d'écolier, format 17,5 cm x 21,5 cm, avec une couverture renforcée. Ce cahier figure sur un micro-film des Archives Départementales de la Drôme. Cette version semble être postérieure à la version de 1907 par certaines modifications du texte (v. 439 la suppression de "Et" en début de vers permet de retrouver un vers de 12 syllabes; v. 489: "inco in morcê" devient "enco in brisou";v. 567 "dessus"de 1907 devient "sus" ce qui permet aussi de retrouver 12 syllabes dans le vers; v. 595, l'ajout de "bien" par rapport à l'édition de 1907 donne également un vers de 12 syllabes...). Certaines anomalies laissent penser qu'en recopiant la version de 1907, Eloi Abert a parfois oublié des mots. Il semble donc que ce dernier texte présente un état plus achevé et que c'est cette version qu'Eloi Abert aurait, éventuellement, désiré publier. L'édition que j'ai effectuée reproduit cette dernière étape mais les variations, par rapport à la version de 1907, sont signalées en note ainsi qu'un apparat critique.

La pièce se déroule sur trois journées d'inégale longueur: la première journée correspond à trois scènes (206 vers), la deuxième à neuf scènes (860 vers) et la troisième à une seule scène de 89 vers. La majorité des vers sont des alexandrins qui riment deux à deux (AA-BB) mais quelques vers sont des octosyllabes qu'il avait composés auparavant (il s'agit de textes extraits de diverses chansons sentimentales de sa composition).
Professeur d'allemand, Eloi Abert a certainement mis à profit la lecture de plusieurs versionss de la légende de Faust pour rédiger Lou Faust Paisan. Le héros, qui doit certes beaucoup de sa célébrité à la pièce de Goethe, fut d'abord un certain Johann (ou Georg) Faust qui, entre 1480 et 1540 vivait dans le sud de l'Allemagne; une biographie, plus ou moins proche de la réalité, fut éditée par un auteur anonyme dans un Volksbuch (Livre populaire). Entré dans la légende, le personnage de Faust donna ensuite lieu à maintes oeuvres littéraires, poétiques, cinématographiques de divers genres (dramatique, tragique).
Cette légende populaire, appuyée sur un fait réel, est véhiculée par la tradition orale, comme l'a bien souligné Ernest Faligan.
"La légende de Faust n'est point une légende isolée, en laquelle a pris corps et s'est poétisé un fait accidentel, un événementpropre uniquement â son héros. Elle faitpartie d'un cycle de légendes que l'on voit se reproduire d'âge en âge, depuis l'ère chrétienne, et qui sont toutes l'histoire d'un homme nouant un commerce avec les puissances du mal, et leur vendant son âme pour obtenir la richesse, la puissance et le plaisir (...). Elles paraissent bien plutôt avoir chacune son origine distincte, et provenir d'autant de faits particuliers dont la répétition s'explique par l'existence, chef tous les hommes, d'un fonds commun d'idées et de passions, et auxquels l'identité de croyances a fait donner, â toutes ces époques et dans tous ces pays, une interprétation uniforme".
C'est donc l'histoire de l'homme qui vend son âme aux puissances du diable pour obtenir en retour les jouissances attachées à leur pouvoir. Dans notre version, Faust Paisan, le héros, est appelé Toine, contraction d'Antoine. Rattaché à la convenance par certains buts qu'il poursuit, la jeunesse, le confort, le bon vin, le luxe même..., les moyens de Faust paisan pour parvenir à ses objectifs passent par la résistance, par la rébellion contre Dieu puisqu'il vend son âme au Diable, par la rébellion aussi contre la morale (le mariage n'est plus une institution à respecter). Nous sommes très loin de la version de Goethe où Faust est assoiffé de connaissance. Cependant, comme le veut la tradition, la pièce se termine par la victoire du Ciel sur l'Enfer.
Faust paisan stigmatise l'homme qui veut "vivre sa vie" matériellement et sensuellement notamment; il n'y a plus de place pour l'intellectualisme.

[...]

Verbum 2001/2, pp. 399-410 - 1585-079X Akadémiai Kiado, Budapest, 2001.

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Lou Faust païsan - Une pièce de théâtre de l’importante œuvre écrite par Eloi Abert en occitan du nord de la Drôme. Faust, personnage universel, ici se fait paysan à Chantemerle-les-Blés. Un réel intérêt linguistique et littéraire, accompagnée d’une traduction et d’une transcription en graphie occitane classique réalisées par Claudine Fréchet. Jean-Pierre Huguet éditeur.

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