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Christian SALÈS, compositeur, réalisateur, directeur artistique du groupe OC.

Christian SALÈS, compositeur, réalisateur, directeur artistique du groupe OC.

Il n'est pas le plus militant des occitanistes, mais sans doute le plus créatif. Ce compositeur touche-à-tout qui a commencé sa carrière au Japon, marche à grandes enjambées sur les traces des troubadours.

«Je ne revendique rien. je veux juste donner du plaisir». Et il voudrait qu'on le croie. Il lui aurait pourtant suffi d'être ce travailleur surdoué et perfectionniste pour s'assurer une belle carrière dans la musique. Mais ce sont les racines de sa culture occitane que Christian Salès a choisi de défendre, avec humilité, sans ostentation, sans militantisme. C'est là qu'il puise la trame de son œuvre. «Je suis pas vraiment occitaniste», s'excuse le compositeur, comme si cette appellation avait quelque chose d'étriqué, lui qui a forgé son amour du pays lors de ses nombreux voyages au long cours.

Comme Obélix, il est tombé à la naissance dans la grande marmite de l'histoire du Languedoc. Ses parents sont de modestes propriétaires viticoles à Argeliers. Ce village où, 60 ans plus tôt, Marcelin Albert et 87 compatriotes affamés inauguraient un des épisodes les plus homériques de la révolte vigneronne. Christian Salès entend parler occitan au village, mais c'est déjà une autre musique qui l'attire. Celle du conservatoire de Narbonne où il fait son lycée en s'initiant au piano et à la contrebasse. A Montpellier, il ajoute à sa partition un diplôme d'électronique et d'informatique. On est à l'aube des années quatre-vingt-dix et de la révolution numérique qui va bouleverser pas mal de chose sur le plan musical. «J'avais un rêve, se souvient Christian Salès, je voulais voyager et travailler pour Roland». Il propose alors des sons à cette firme japonaise, un des leaders mondiaux de la grande famille des synthétiseurs et autres pianos numériques. Le géant nippon le remarque, finance une partie de ses études plus quelques voyages au Japon. Christian Salès devient un des premiers créateurs chez le fabricant de musique numérique qui lui doit quelques succès planétaires. «Quand on voyage, qu'on est loin, on s'aperçoit de la richesse de notre culture. Dans le sud de la France, on a une grande histoire, un immense patrimoine matériel et immatériel». La lecture du livre d'Yves Rouquette, «Cathares», fera le reste. Une révélation. «Je me suis lancé dans le projet Oc pour faire connaître notre culture au plus grand nombre, pour pas qu'on l'oublie. Pour moi le vecteur, c'est la musique, l'émotion». Et le groupe OC va constituer le fil conducteur de prestations de plus en plus ambitieuses, de plus en plus abouties. Concerts, spectacles, créations de livres, de disques, compositions… ce touche à tout va révolutionner la planète occitane. Pendant quatre ans, il occupe le théâtre de la Cité où ses grandes fresques, «Le mystère de la Cité», «Les vignes de la Cité», «Le rêve de Riquet» et «Cathares : la croisade» font vibrer 25 000 spectateurs. Débarqué, sans amertume, de la citadelle, il est invité en Chine et compose la musique du spectacle nocturne du pavillon international pour 10 millions d'auditeurs ! Un film et un livre sur Marcelin Albert, de nouveaux CD, sa croisade ne connaît pas de répit. Dans son studio d'Argeliers, les projets naissent à jets continus. En 2012, il compose une symphonie occitane, «Paratge», enregistrée avec l'orchestre national de Budapest auxquels s'ajoutent des instruments occitans anciens. C'est un succès immédiat. Un travail de composition mené sur une nouvelle traduction, par Anne Brenon, de «La Canso», ce texte en occitan qui raconte la Croisade contre les Albigeois. Premier disque d'or occitan avec le groupe Oc, il n'est pas peu fier d'avoir reçu son trophée des mains de Jean-Pierre Bel, le président du Sénat, Carcassonnais de cœur et grand défenseur de la langue d'Oc. «Ma musique, s'épanche Christian Salès avec beaucoup de modestie, elle veut parler au cœur. Sur le fond, les livres, les CD, c'est un vecteur de promotion pour la richesse de notre patrimoine, de nos abbayes».

Un troubadour moderne ? Sans doute. «Les frontières de la création ont reculé, admet Christian Salès. Aujourd'hui on peut oser beaucoup de choses». Sans oublier ses racines.

Article de Didier Babou, paru dans La Dépêche du Midi en septembre 2012.

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